Golshifteh Farahani raconte son vécu dans le cinéma américain

L’actrice iranienne Golshifteh Farahani préside le jury de la 51e édition du Festival du cinéma américain de Deauville. Dans une interview accordée à Paris Match, elle évoque ses expériences marquantes dans l’industrie cinématographique américaine et sa carrière unique.

Une filmographie éclectique

Golshifteh Farahani, connue pour sa vaste filmographie, choisit ses rôles en fonction de ses rencontres et des coups de cœur. Présidente du jury au Festival du cinéma américain de Deauville, elle se dit impatiente d’explorer les productions indépendantes américaines.

Golshifteh Farahani raconte son vécu dans le cinéma américain

Du tournage avec Ridley Scott

La carrière internationale de Farahani a véritablement débuté dans le film « Mensonges d’État » (2008) réalisé par Ridley Scott. Elle raconte : « La production cherchait une fille du Moyen-Orient pour le rôle d’Aisha. J’étais déjà une actrice connue en Iran quand les directeurs du casting m’ont demandé d’envoyer une vidéo. J’ai fait un enregistrement… Je n’avais jamais fait un casting auparavant ». En dépit des obstacles liés aux sanctions américaines sur l’Iran, c’est grâce à Ridley Scott qu’elle obtient finalement le rôle.

Des souvenirs inoubliables avec Leonardo DiCaprio

Elle se souvient également de son expérience positive sur le tournage aux côtés de Leonardo DiCaprio : « Avec Leonardo DiCaprio, nous étions vraiment des potes. C’était vraiment une rencontre merveilleuse ». Farahani souligne la simplicité et l’humanité du célèbre acteur qui a su la mettre à l’aise lors des scènes difficiles.

Célébration d’amitiés professionnelles

Concernant son rôle dans « Exodus: Gods and Kings » (2014), elle exprime son respect pour Joel Edgerton : « C’est un acteur merveilleux et mon ami ». Elle aborde aussi son travail avec Gael Garcia Bernal dans « Rosewater », ce qui a été un moment fort pour elle durant sa carrière.

Collaboration avec Jim Jarmusch

Farahani décrit son expérience unique avec Jim Jarmusch lors du tournage de « Paterson » (2016), où elle s’est vue offrir sans audition le rôle central : « Il m’a fait l’un des plus grands cadeaux de ma vie… Cela n’avait rien à voir avec la technique, mais tout à voir avec les émotions ».

Tournages en grandes productions

Son parcours inclut également un passage par la saga « Pirates des Caraïbes ». Elle raconte : « J’ai tourné ce film pendant quatre mois. Les producteurs ont coupé mon rôle à la fin ». Bien que frustrante, cette expérience reste mémorable pour Farahani qui finit par apprécier l’univers fantasy créé autour des films Disney.

Dans les deux volets « Tyler Rake », l’actrice partage comment ces films lui ont permis d’explorer des défis physiques intenses. Elle indique avoir passé deux mois à s’entraîner intensivement avant le tournage : « J’ai gagné 10 kilos de masse musculaire parce qu’on travaillait comme des malades ».

Farahani termine en mentionnant son dernier projet : « Les Clochettes de Kaboul », réalisé par Chabname Zariab, qu’elle considère comme une expérience exceptionnelle.

Dans cette période où Hollywood change rapidement face aux enjeux sociopolitiques croissants, Golshifteh Farahani continue ainsi d’affirmer sa place remarquée au sein du paysage cinématographique international.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.