Le porte-hélicoptères amphibie « Mistral » et la frégate « Surcouf » ont récemment intercepté une importante cargaison de cocaïne en mer, dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc.
Le porte-hélicoptères amphibie « Mistral » et la frégate « Surcouf » ont récemment intercepté une importante cargaison de cocaïne en mer, dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc. Cette opération a permis aux officiers-élèves de l’École navale de mettre en pratique leur formation tout en contribuant à la lutte contre le trafic maritime.
Embarquement sur le Mistral
Cent cinquante officiers-élèves de l’École navale ont embarqué à bord du « Mistral » pour leur dernière année d’études au sein de la mission Jeanne d’Arc. Ce déploiement vise à assurer une présence française dans des zones stratégiques tout en offrant aux étudiants des expériences concrètes. Pendant ce voyage, un incident majeur est survenu.

Le signalement du Maoc-N
Le 13 mars, alors que le « Mistral » se dirigeait vers le Brésil, il reçoit des informations cruciales du Maoc-N, un centre opéré par plusieurs pays européens pour lutter contre le trafic maritime. Une alerte indique qu’un bateau de pêche suspect pourrait être impliqué dans le transport de drogue. En particulier, les renseignements relaient une menace venant des agences britanniques et américaines.
Préparatifs opérationnels
Dans la nuit du 15 mars, une opération est lancée pour intercepter ce bateau suspect. Deux hélicoptères, un Cougar et un Dauphin, sont mobilisés pendant que les équipes d’interception se préparent à une intervention précise en mer.
À 6h35, quatre Zodiacs prennent la mer avec une vingtaine d’hommes armés, comprenant également des élèves officiers observant l’action dans un cadre sans erreur possible.
L’intervention maritime
Deux heures plus tard, les forces françaises s’approchent furtivement du bateau suspect. À 7h35, elles montent rapidement sur celui-ci et découvrent que son équipage ne propose aucune résistance. Pendant cette phase délicate d’interception, ils établissent que ce bateau est probablement celui précédemment signalé par le Maoc-N.
Après avoir sécurisé les lieux et isolé les téléphones portables des membres de l’équipage pour éviter toute destruction éventuelle des preuves, ils attendent les instructions nécessaires pour procéder à la fouille grâce au soutien diplomatique du Guyana.
Découverte révolutionnaire
La cargaison saisie a une valeur estimée de plus de 370 millions d’euros selon les estimations effectuées après pesée.
Révélations finales
Malgré ces révélations fulgurantes et l’arrestation temporaire par voie administrative – puisque conformément aux règles actuelles rien n’obligeait la Marine nationale à raccompagner ni même arrêter complètement le capitaine – celui-ci reste sous haute surveillance jusqu’à sa libération après qu’un procès-verbal ait été établi quant aux quantités saisies lors de cette opération historique : plus de 6 tonnes révélées sur place.
Pour finir, devant ces circonstances extraordinaires où traffiquants ou intermédiaires peuvent faire face au vide informationnel offert par leurs employeurs ou commanditaires restés injoignables depuis deux jours dans cet océan infini (s’est-il seulement rendu compte ?), il se pose dès lors certaines questions sur sa sécurité future… Un épisode inquiétant tant pour lui que pour tous ceux côtoyant ce milieu illégal trop souvent pris comme allant-de-soi.