Les investissements en IA font débat sur la santé économique américaine
Un nouveau rapport de McKinsey révèle que la demande croissante pour les centres de données retarde le passage à des alternatives énergétiques durables. Les entreprises continuent d’augmenter leurs **dépenses en intelligence artificielle (IA)**, ce qui pourrait masquer une réalité moins engageante concernant la croissance économique américaine. Torsten Sløk, économiste principal chez Apollo Global Management, souligne que les dépenses en IA ont été si élevées qu’elles atténuent l’impact des tarifs douaniers imposés durant la guerre commerciale de Donald Trump.
Dans un message publié dimanche sur son blog, il affirme : « Même si la guerre commerciale reste un léger frein à la croissance, son impact est plus que compensé par les vents favorables du boom de l’IA et de la renaissance industrielle. Par conséquent, il existe un risque croissant de voir la croissance économique s’accélérer à nouveau au cours des prochains trimestres. » L’économiste identifie plusieurs facteurs expliquant pourquoi les taux de défaut et de délinquance diminuent généralement : – L’incertitude liée à la guerre commerciale a diminué.

Le boom actuel de l’IA engendre une forte expansion des centres et infrastructures nécessaires. – Un nombre croissant d’investisseurs perçoivent cette phase comme le début d’une reprise industrielle incluant technologie et automatisation. Il note aussi qu’environ 200 usines ont déjà été achevées depuis mi-2023, avec un pipeline colossal d’investissement atteignant 590 milliards de dollars pour des mégaprojets supérieurs à 5 milliards.
Cela pourrait contribuer positivement à divers secteurs économiques. Néanmoins, Jason Furman, professeur à l’Université Harvard, observe le phénomène sous un angle différent. Il décrit dans un post X : « Les investissements dans les équipements et logiciels de traitement de l’information représentent 4% du PIB.
Mais cela a été responsable de 92% de la croissance du PIB au premier semestre de cette année. » Pour lui, sans ces niveaux actuels d’investissement dans l’IA, la croissance serait bien plus faible. De récentes analyses par Pantheon Macronomics avancent que sans ces dépenses technologiques massives, le taux réel de croissance du PIB américain ne dépasserait pas 1%.
Alors que la Fed d’Atlanta estime une hausse du PIB au troisième trimestre à 3,9%, cela soulève une question essentielle sur la durabilité prolongée du secteur technologique. La Deutsche Bank ajoute aux préoccupations générales en avertissant que malgré leur rôle soutenant dans l’économie actuelle, les perspectives sont incertaines lorsque cessera cet afflux massif d’investissements. Pour résumer ces dynamiques complexes autour des investissements en IA et leur impact sur l’économie américaine ainsi posée face aux interrogations cruciales liées à sa pérennité.