Stellan Skarsgård fustige Ingmar Bergman au festival de Karlovy Vary
Lors d’une masterclass au festival de Karlovy Vary, l’acteur suédois Stellan Skarsgård a critiqué le célèbre cinéaste Ingmar Bergman, rappelant son passé nazi déjà documenté. Ses propos, bien que controversés, n’apportent pas vraiment de nouvelles révélations.

Dans une déclaration percutante, Stellan Skarsgård a évoqué le caractère « peu sympathique » du réalisateur légendaire en affirmant : « Bergman était un manipulateur. Il était nazi pendant la guerre et la seule personne que je connaisse à avoir pleuré à la mort de Hitler» Dans ses critiques, il souligne également que Bergman avait une vision déformée des autres en pensant que certaines personnes n’étaient pas dignes de vivre. Ces déclarations ont été largement relayées par les médias internationaux.
Ces accusations font écho aux confessions d’Ingmar Bergman dans son autobiographie (Laterna Magica), où il explique qu’adolescent, il avait ressenti une admiration pour Adolf Hitler après avoir assisté à un rassemblement nazi en 1934. Le cinéaste y avait déclaré : « Le nazisme que j’avais vu semblait cool et nouveau », mais regretta plus tard cette époque lorsqu’il prit conscience des atrocités du régime nazi.
Un héritage familial complexe
L’héritage familial de Bergman est également préoccupant. Son frère aîné, Dag Bergman, membre actif d’un parti nationaliste pro-nazi dans les années 1930, illustre ce sombre pan du passé familial qui ne l’a pourtant pas empêché d’avoir une carrière diplomatique respectée après-guerre.
Une défense inattendue pour Lars von Trier
En outre, Stellan Skarsgård a pris position en faveur du réalisateur Lars von Trier, souvent accusé de sympathie néo-nazie suite à une conférence de presse controversée lors du festival de Cannes en 2011. Skarsgård affirme : « Tout le monde dans cette salle savait qu’il n’était pas nazi. C’était juste une mauvaise blague ». L’acteur rappelle aussi les origines juives de Lars von Trier et met en lumière la complexité des interprétations entourant sa personnalité.
À travers ces interventions, Stellan Skarsgård éclaire non seulement le parcours troublant d’Ingmar Bergman mais ouvre également un débat sur la manière dont nous percevons et jugeons les artistes face à leur passé.