Interpol a annulé la notice rouge pour l'arrestation du militant engagé dans la protection de l'environnement.

Le militant écologiste Paul Watson voit sa notice rouge annulée par Interpol

Paul Watson, figure emblématique de la défense des baleines, a vu sa notice rouge émise par Interpol à la demande du Japon levée ce mardi 22 juillet. Cette décision survient après que le Danemark a refusé d’extrader l’activiste américain-canadien de 74 ans.

Interpol a annulé la notice rouge pour l’arrestation du militant engagé dans la protection de l’environnement

Une décision fondée sur des critères réglementaires

La levée de la notice rouge a été confirmée par un porte-parole d’Interpol, qui a indiqué que la commission de contrôle des fichiers (CCF) avait « décidé d’effacer cette notice rouge » sans faire référence à une décision sur le fond du dossier ni aux événements ayant eu lieu en 2010. Il a précisé que cette analyse était basée sur les règles d’Interpol en matière de gestion des données et noté que « la décision du CCF été prise à la lumière de nouveaux faits, y compris le refus du Danemark d’extrader M. Watson ».

la CCF a jugé qu’une arrestation serait « disproportionnée » compte tenu des accusations portées contre lui.

Des implications politiques évoquées

La commission a souligné l’« engagement proactif et répété des autorités japonaises », suggérant qu’il pourrait s’agir là d’un dossier partagé entre considérations juridiques et motifs politiques. Me William Julié, avocat de Watson, a déclaré dans un communiqué que la CCF avait fait allusion au caractère politique derrière cette affaire : « Cette notice rouge n’était pas aux standards d’Interpol », révélant également le temps considérable écoulé depuis les faits allégués ainsi que le contexte international où plusieurs pays ont ignoré les demandes nippones.

Cinq mois de détention au Groenland

En 2023, Paul Watson fut détenu pendant cinq mois au Groenland avant que le Danemark ne rejette une demande d’extradition formulée par Tokyo. Les accusations concernent sa responsabilité présumée dans des dommages causés à bord d’un navire baleinier japonais lors d’une campagne menée par l’ONG Sea Shepherd en 2010. Il est rentré à Paris, où il réside depuis dix ans, le 20 décembre dernier.

Les notices rouges émises par Interpol visent principalement à localiser une personne suspecte afin de procéder à son arrestation provisoire en vue de son extradition. Cependant, elles ne constituent pas des mandats d’arrêt officiels.

L’annulation de cette procédure ouvre désormais un nouvel horizon pour Paul Watson dans ses activités militantes et renforce le débat sur les pressions politiques qui peuvent peser sur les décisions judiciaires internationales concernant la protection environnementale.

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