L’Homme Qui Sauve Le Monde ?, un documentaire sur l’activisme de Patrick McCollum, soutenu par Jane Goodall, sort en salles.
Le 17 octobre à Los Angeles, le révérend et activiste Patrick McCollum a annoncé que la célèbre primatologue Jane Goodall avait soutenu son documentaire intitulé L’Homme Qui Sauve Le Monde ? Ce film arrive en salles via Area23a et explore les efforts de McCollum pour unir les tribus indigènes d’Amazonie afin de préserver leur environnement.

Un lien profond avec Jane Goodall
McCollum a rencontré Jane Goodall qui est devenue une proche amie. Selon lui, elle était convaincue que ce film « favorisait l’espoir ». Il a déclaré : « Même si le film va dans de nombreuses directions différentes, il se passe finalement quelque chose de bien ».
Lutte pour l’unification des tribus amazoniennes
Le documentaire réalisé par Gabe Polsky met en lumière les actions de McCollum qui s’est connecté pour la première fois avec plusieurs tribus – Jaguar, Anaconda, Condor et Hummingbird – lors du Kumbh Mela 2019 à Allahabad. Les aînés des tribus ont vu en lui « la personne prophétisée » capable d’unir leurs forces face aux dangers environnementaux qui menacent leur existence.
Nommer McCollum Messager de la paix des Nations Unies en 2020 souligne son rôle primordial dans cette bataille écologique. Depuis 2015, il est également vice-président de l’organisation non gouvernementale Children of Earth, dédiée à l’éducation et à la durabilité.
Les messages des peuples autochtones
Goodall s’est intéressée au travail environnemental effectué par McCollum en Amazonie, soulignant que ces populations détiennent des messages précieux concernant notre rapport à la planète. McCollum a dit : « Elle a estimé que ces personnes avaient des messages pour nous sur ce que nous devrions faire en tant qu’êtres humains ».
Au fil du temps, l’histoire prend une tournure mystique grâce aux prophéties entourant sa mission. Polsky commente qu’« un élément mystique » contribue à rendre le récit plus captivant mais laisse entendre qu’il souhaite rapporter fidèlement les faits.
Difficultés rencontrées lors du tournage
Malgré son engagement sincère auprès des communautés autochtones, certaines tensions sont apparues pendant le tournage entre McCollum et Polsky. Une rencontre avec des anciens ayant mis en doute certains éléments autour de sa prétendue prophétie a suscité scepticisme chez le réalisateur qui avait besoin d’éclaircissements : « J’avais besoin de savoir », admet-il.
McCollum reconnaît ces frustrations manifestées lors du processus tout en maintenant un respect mutuel envers Polsky : « Je n’étais pas d’accord avec beaucoup de choses. mais il faisait quelque chose qui était nécessaire ».
Une vision conciliatrice entre modernité et traditions
Sur la question délicate des intérêts modernes vis-à-vis des pratiques traditionnelles indigènes concernant l’énergie ou le pétrole, McCollum affirme qu’une approche conciliatoire est possible : « Ils pourraient réaliser un projet particulier. mais les cérémonies doivent avoir lieu ».
À travers ce documentaire riche d’enseignements tirés d’interactions humaines véritablement soucieuses du bien commun envahies par enjeux modernes et traditions anciennes superposées se dessine une véritable quête existentielle où chaque voix compte dans notre lutte commune pour sauvegarder notre fragile planète.