Jaws : The Revenge : une novélisation encore plus délirante que le film

Le film « Jaws: La vengeance » est souvent considéré comme l’un des pires de l’histoire du cinéma, une réputation qui s’est avérée méritée. Sa romanisation présente pourtant un univers bien plus complexe et intrigant, intégrant des éléments de vaudou et une vendetta familiale.

Une intrigue autour de la vengeance

Le scénario général du film et celui de la romanisation diffèrent significativement. Dans les deux versions, un nouveau requin atteint Amity Island, tuant l’un des fils du chef Brody avant de le poursuivre aux Bahamas. Toutefois, tandis que le film établit le requin comme motivé par une haine personnelle envers la famille Brody, le livre avance que ce dernier est simplement un outil vengeur pour Papa Jacques, un prêtre vaudou.

Jaws : The Revenge : une novélisation encore plus délirante que le film

La création du personnage de Papa Jacques était initialement prévue pour le film mais a été retirée au cours du processus de production. Son rôle aurait pu introduire une dimension plus intéressante à l’intrigue, augmentant ainsi son potentiel narratif.

Un lien surprenant avec le requin original

Dans cette romanisation écrite par Hank Searls, il est également révélé que ce requin est en fait le fils du redoutable prédateur des films précédents. Cet aspect semble avoir été une invention créative plutôt qu’une idée provenant d’une version antérieure du script original.

Hank Searls avait déjà proposé dans sa romanisation de « Jaws 2 » que le second requin soit présenté comme étant le compagnon enceinte de l’original; ce lien familial avec les Brody représente donc une continuité plus poussée que celle offerte par les films eux-mêmes.

Des changements notables dans les personnages

Les différences ne se limitent pas à la trame centrale; des modifications ont aussi touché au personnage d’Hoagie Newcombe, interprété par Michael Caine. Dans le livre, il passe d’un pilote joyeux à un agent secret travaillant pour démanteler un cartel responsable d’une tragédie personnelle liée à sa fille.

En effet, tant dans la romanisation que dans les adaptations cinématographiques successives, certaines références sont omises ou modifiées. Le livre ignore complètement « Jaws 3-D », ce qui permet à Searls d’ancrer son récit comme étant véritablement la suite légitime concernant la saga familiale Brody.

Une œuvre méconnue mais captivante

Le film reste critiqué pour sa médiocrité tandis que ses fondations littéraires offrent quelque chose d’unique : si vous pouvez mettre la main dessus, cette romanisation ornée de rebondissements fascinants propose une expérience divertissante malgré tout sans atteindre les extrêmes roboratifs auxquels aspirait peut-être son adaptation visuelle ratée.