Chapô Jess Lee, PDG de Polyvore et partenaire chez Sequoia, a récemment partagé des conseils sur l’évaluation des partenaires et des employés. Elle évoque un cadre basé sur quatre dimensions : le quotient émotionnel (EQ), le quotient intellectuel (IQ), le quotient politique (PQ) et le quotient de jugement (JQ).
Un processus d’évaluation en quatre dimensions Dans un épisode du podcast « The Library of Minds », Jess Lee a expliqué comment elle évalue les travailleurs au-delà des indicateurs quantifiables. Inspirée par son collègue Shawn Maguire de Sequoia, elle utilise un modèle qui intègre l’EQ, l’IQ, le PQ et le JQ.

L’« EQ » se concentre sur les compétences sociales, incluant notamment la capacité d’empathie et l’intelligence relationnelle. En revanche, l’« IQ » traite des capacités logiques dans la résolution de problèmes. Ces deux concepts sont bien ancrés dans le monde professionnel.
Le PQ, ou quotient politique, est une mesure de la capacité à interagir avec différents systèmes humains au sein d’une organisation. Enfin, le JQ, ou quotient de jugement, reflète les compétences décisionnelles d’un individu.
Lee souligne que personne n’excelle dans tous ces domaines : « Je recherche des personnes très pointues et complémentaires », déclare-t-elle. Cela implique qu’un individu peut avoir un EQ élevé mais un PQ faible selon son environnement professionnel.
Une influence familiale marquante Ses réflexions sur l’évaluation humaine trouvent également leurs racines dans son enfance. Son père travaillait pour Li Ka-shing, un magnat hongkongais valant plus de 41 milliards de dollars selon Forbes. Les récits professionnels de son père étaient axés sur les relations humaines : « Tous les problèmes sont des problèmes humains. Toutes les solutions sont des problèmes humains », confie Lee.
Aujourd’hui encore, sa principale approche pour constituer ses équipes ou investir repose sur cette perspective humaine : cela façonne sa manière d’interagir avec ses collaborateurs et partenaires.
La vision unique que Jess Lee développe autour de l’évaluation humaine pourrait influencer positivement non seulement son propre management mais aussi inciter d’autres dirigeants à repenser leur approche du capital humain dans leurs organisations respectives.