Une jeune femme de 25 ans a été tuée par son père après avoir refusé de fermer son école de tennis.

Un féminicide tragique en Inde : la jeune Radhika Yadav abattue par son père

En Inde, le meurtre tragique de Radhika Yadav, une ex-joueuse de tennis de 25 ans, par son père Deepak Yadav soulève des questions sur les dynamiques familiales et sociales. Ce drame a eu lieu le jeudi 10 juillet à New Delhi alors que la victime dirigeait une académie de tennis contre l’avis paternel.

Une jeune femme de 25 ans a été tuée par son père après avoir refusé de fermer son école de tennis

Radhika Yadav, étoile montante du tennis indien, a été tuée chez elle dans la banlieue de New Delhi. Son père lui a tiré cinq balles avec un revolver calibre.32 qui était légalement enregistré à son nom. D’après les déclarations collectées par le Times of Indiac’est sa mère qui a découvert le corps gisant dans une mare de sang après avoir entendu des détonations qu’elle avait d’abord prises pour l’explosion d’une cocotte-minute. L’oncle de Radhika, vivant au rez-de-chaussée, l’a ensuite transportée à l’hôpital où son décès a été constaté.

Des tensions familiales escaladantes

Après une carrière brève interrompue par une blessure, avec 36 matchs en simple et 7 en double sur le circuit ITF et classée 1999e mondiale, Radhika avait lancé son académie de tennis malgré l’opposition de son père. Deepak Yadav semblait vivre mal cette indépendance croissante dont bénéficiait sa fille et ne supportait plus les rumeurs selon lesquelles il dépendait financièrement d’elle.

La police a rapidement arrêté Deepak Yadav, âgé de 49 ans, peu après les faits. Il a reconnu avoir tiré sur sa fille parce qu’elle refusait de fermer son académie. « Nous avons trouvé Radhika gisant dans une mare de sang. Le revolver était dans le salon », rapporta l’oncle au moment où il portait plainte.

D’après The HinduDeepak Yadav faisait face à des difficultés personnelles depuis la fermeture de son commerce automobile et se sentait humilié par ce que pensaient les voisins ainsi que par leur regard accusateur.

Ce féminicide met en lumière les pressions sociales persistantes pesant sur bon nombre de familles indiennes et souligne un problème systémique lié aux relations patriarcales encore présentes dans certains foyers. Des enquêtes supplémentaires sont en cours pour éclaircir ce tragique événement qui secoue non seulement la communauté sportive mais aussi toute la société indienne.

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