Le 9 mai 2025, le cardinal américain Robert Francis Prevost a été élu pape, devenant ainsi le premier souverain pontife originaire des États-Unis de l’histoire. Malgré les faibles attentes autour de sa candidature, Prevost a su émerger comme un choix inattendu mais fédérateur.
Le conclave s’est ouvert dans un contexte d’incertitude concernant l’issue des élections. À la veille du vote, Prevost exprimait une certaine tranquillité en déclarant à son ami, le père John Merkelis : « Tout le monde dit qu’un Américain ne sera jamais élu, donc je dors bien ! » Toutefois, cette sérénité semblerait avoir vacillé lors de son déjeuner avec le père Joseph Farrell, où il avoua que « je ne dors pas aussi bien que d’habitude ».

En discutant avec son frère John juste avant le conclave sur un éventuel nom papal à adopter si cela devait arriver, Robert plaisanta en évitant de choisir « Léon » en raison de la superstition liée au chiffre treize. Néanmoins, quelques jours plus tard et malgré ses hésitations préalables, il est devenu Léon XIV.
Un parcours atypique
Né dans une famille catholique fervente à Dolton, près de Chicago, Robert prévoyait déjà son avenir spirituel dès l’âge de cinq ans lorsqu’il se mettait à « jouer à la messe » avec ses amis. Son frère John se souvient qu’une voisine avait même prophétisé qu’il deviendrait un jour pape. La fratrie Prevost évoluait alors dans un environnement offrant peu d’opportunités et loin des troubles urbains.
Quand il était jeune garçon jouant chez lui – raconter ce moment tendre où il faisait semblant d’être prêtre – est révélatrice des valeurs inculquées par ses parents. Sa mère Mildred se rendait tous les jours à la messe tandis que son père Louis Marius Prevost, enseignant dans une école primaire locale, formait également Bob aux vertus chrétiennes.
L’ascension vers Rome
Prevost poursuivit son rêve religieux au petit séminaire puis intégra l’université catholique Villanova en Pennsylvanie pour obtenir une maîtrise en mathématiques, suivi par une carrière marquée par divers rôles missionnaires internationaux. Le père Merkelis témoigne : « Au milieu des années 1960, avoir la vocation c’était cool ». Ces fondements ont forgé sa personnalité ouverte et persévérante.
Polyglotte averti ayant dominé plusieurs langues contemporaines ainsi que le latin et l’allemand écrit, Robert chercha toujours à offrir quelque chose au monde qui l’entoure par ses voyages missionnaires notamment au Pérou.
La venue du cardinal Prevost sur la scène papale marque non seulement un tournant historique pour le Vatican mais souligne également l’importance croissante des voix américaines dans ce haut lieu ecclésiastique traditionnellement européen. Léon XIV pourrait incarner un renouveau pour l’Église face aux défis modernes tout en honorant ses racines ancrées soigneusement dans la foi catholique traditionnelle.