Raphaël Quenard, actuellement en tête des ventes avec son roman « Clamser à Tataouine », a été rattrapé par la justice pour vol de livres dans une librairie parisienne. Son parcours atypique révèle une jeunesse marquée par la débrouillardise et des choix discutables.
Un passé de chapardeur
Avant de devenir l’une des figures montantes du cinéma français, Raphaël Quenard a connu des débuts compliqués à Paris. Avec peu de moyens financiers, il s’est adonné au vol à l’étalage pour assouvir sa passion pour la lecture. Chaque vendredi, il siphonnait des livres d’une grande enseigne parisienne, un exploit qu’il détaille : « J’en ai rempli des commodes entières », confesse-t-il.

La course-poursuite
Sa technique consistait à cacher son butin dans un sac, entre d’autres courses. Cependant, son stratagème prit fin lorsqu’il fut repéré par un vigile : « Il m’a vu, m’a couru après et m’a sauté dessus », raconte-t-il. Lors de cette altercation, le vigile déchira la doudoune de Quenard et se blessa à la main.
Les conséquences judiciaires
Après une intense poursuite, Raphaël Quenard finit en garde à vue avec un casting peu commun en cellule : deux cambrioleurs et un individu ayant tiré en l’air dans un bar. Ses conditions d’arrestation étaient loin d’être glorieuses : « Quand ils m’ont dit : ‘Et toi, t’es là pour quoi ?’, je ne faisais pas le fier avec mon maigre chef d’inculpation », avoue-t-il.
Bien que libéré quelques heures plus tard sans conséquence grave – la blessure du vigile n’ayant pas entraîné d’ITT – son cas juridique se solda par un simple rappel à la loi sur lequel il ne s’attarde guère aujourd’hui.
D’un vol à succès littéraire
À sa sortie de garde à vue, alors qu’il aurait pu cogiter sur les répercussions de cet incident légalement délicat, il avait surtout hâte d’assister au spectacle de Claudia Tagbo aux Folies Bergère. Si ce passage dans le monde du petit crime aurait pu lui ouvrir une carrière différente, aujourd’hui Raphaël Quenard porte plutôt fièrement le costume du sympathique saltimbanque qui séduit le public littéraire et cinématographique.
Cet épisode inattendu rappelle que souvent les vies sont ponctuées de choix audacieux ou malheureux avant que l’on trouve finalement sa voie.