Jurassic World : Rebirth : une franchise en quête de profit, au détriment de l’originalité
La dernière production de la saga Jurassic Park, intitulée Jurassic World : Rebirth, a suscité des réactions mitigées depuis sa sortie. Malgré quelques éléments visuels appréciables et le travail du réalisateur Gareth Edwards, le film est principalement critiqué pour son manque d’originalité et son utilisation excessive du placement de produits.

Le placement des produits dans Jurassic World : Rebirth est flagrant
De nombreux spectateurs ont noté que le film présente un des exemples les plus évidents de placement de produits ces dernières années, comparé à celui observé dans Power Rangers (2017). L’une des scènes les plus controversées implique un emballage de barres chocolatées Snickers qui cause une destruction inexplicable au sein d’une installation de recherche avancée. Ce type d’intrusion commerciale est perçu comme une faille majeure dans la narration moderne.
Un autre exemple se trouve dans une scène tendue à une station-service, qui devrait évoquer l’angoisse du premier volet mais semble encombrée par divers éléments promotionnels, dont un panneau avec Dr Pepper clairement mis en avant. Cette approche risque d’éroder l’appréciation des fans pour cette franchise adorée.
Jurassic World : Rebirth ne fait rien de nouveau avec la franchise
Les efforts pour injecter une légèreté quelconque sont vains, car le film ressemble davantage à une excuse pour continuer la saga qu’à véritablement offrir quelque chose de neuf. Au lieu d’innover, il recycle donc des séquences iconiques issues des meilleurs films précédents tout en s’appuyant sur les thèmes classiques liés à l’humanité et à la survie.
Malgré ses acteurs prometteurs comme Scarlett Johansson et Johnathan Bailey, leurs personnages manquent globalement d’approfondissement narratif. La dynamique autour du personnage joué par Johansson ressemble fort à celle déjà explorée dans son interprétation emblématique de Black Widow. Quant au personnage incarné par Mahershala Ali, bien qu’il ait un certain développement familial, il reste sans véritable arc narratif engageant.
Sur le plan créatif, même si la conception du dinosaure D-REX se distingue positivement par rapport aux autres films précédents, s’appuyer sur les dinosaures mutés ne représente pas vraiment une innovation. Si ces mutations avaient leur place avec justification dans les intrigues antérieures, cette nouvelle itération ternit cet aspect devenu familier.
Bien que Jurassic World : Rebirth affronte moins de critiques sévères que ses prédécesseurs immédiats sur certains aspects techniques ou visuels, elle laisse planer un sentiment évident que Universal cherche désespérément à capitaliser financièrement sans offrir suffisamment d’idées novatrices ou sérieuses derrière ce choix stratégique.
Actuellement projeté dans les salles obscures françaises, ce chapitre laisse perplexe quant à l’avenir créatif envisagé pour la franchise alors qu’il paraît davantage orienté vers les bénéfices que vers l’enrichissement narratif.