Les jurés du procès de Sean Combs, accusé de trafic sexuel et de racket, ont rendu un verdict partiel mardi, restant néanmoins divisés sur le chef d’accusation majeur. Les délibérations se poursuivent demain pour tenter d’aboutir à un accord complet.
Des délibérations mitigées
Le jury a informé le juge de district américain Arun Subramanian, tard dans l’après-midi, qu’il avait réussi à rendre des verdicts unanimes sur quatre chefs d’accusation en moins de deux jours. Toutefois, ils ont déclaré être « incapables » d’atteindre un consensus concernant l’accusation principale du complot de racket.

« Nous avons des opinions non persuadées des deux côtés », ont précisé les jurés dans leur note.
Sean Combs, également connu sous le nom de Puff Daddy, s’est montré visiblement affecté par cette information. Après avoir pris connaissance du verdict partiel, il s’est replongé dans son siège tout en étant entouré par sa famille présente à l’audience.
Accusations et défense en confrontation
Le jury a été en mesure de statuer sur un chef lié au trafic sexuel impliquant Casandra « Cassie » Ventura, une ex-petite amie de Combs, ainsi qu’un autre chef concernant une ex-petite amie plus récente ayant témoigné sous le pseudonyme « Jane ». Deux chefs supplémentaires concernent le transport pour participation à la prostitution. Les détails quant à l’issue du vote pour ces chefs restent confidentiels.
Dans ce cadre juridique complexe où les accusations incluent des crimes tels que la corruption ou encore le trafic sexuel, la défense a fait valoir que tous les témoins invoqués n’avaient pas corroboré leur implication dans une entreprise criminelle commune avec Combs. L’avocat principal, Marc Agnifilo, a particulièrement contesté les accusations liées au prétendu incendie criminel qui aurait visé une voiture appartenant à Kid Cudi.
« L’incendie criminel est lâche. Ce n’est pas le style de Combs », a-t-il argué durant ses plaidoiries finales.
Un processus éprouvant pour les parties prenantes
Au cours des délibérations, comme c’est courant dans ce type d’affaire, certains jurés ont sollicité plusieurs clarifications concernant les témoignages entendus pendant le procès. Le procureur Christy Slavik a évoqué des preuves accumulées contre Combs lors de son réquisitoire final et notamment mentionné un pot-de-vin supposément offert à un agent de sécurité lors d’un incident impliquant son ancienne partenaire en mars 2016.
Face aux pressions sur le jury pour parvenir rapidement à une décision finale face aux lourdes charges qui pèsent contre lui, jusqu’à la prison à vie si reconnu coupable, Sean Combs continue d’affirmer sa position : il plaide non coupable devant toutes ces allégations sérieuses.
Concernant l’avenir proche du jugement porté contre lui et ses conséquences judiciaires potentielles retentissantes tant personnelles que professionnelles pour cet homme influent dans l’industrie musicale américaine, demeure incertain alors que les délibérations se poursuivent mercredi matin.