Le Kremlin a annoncé que le président Vladimir V. Poutine avait donné l’ordre d’un cessez-le-feu de trois jours en Ukraine, du 8 au 10 mai, à l’occasion de la célébration de la victoire soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale. Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump semble exiger une cessation des hostilités.
Dans un communiqué, le Kremlin a affirmé que « toutes les hostilités cesseront pendant cette période » et a ajouté que « la Russie estime que la partie ukrainienne devrait suivre cet exemple ». Or, cette proposition est rapidement contestée par Andriy Sybiha, ministre des Affaires étrangères d’Ukraine, qui a déclaré : « si la Russie voulait vraiment la paix, elle doit cesser immédiatement. Vivre dans une illusion n’a jamais fonctionné. Pourquoi attendre le 8 mai ? L’Ukraine est prête à soutenir un cessez-le-feu durable, durable et complet ».

L’annonce du Kremlin fait suite aux pressions exercées par Donald Trump pour inviter Poutine à mettre fin à ses bombardements sur l’Ukraine. Lors d’une rencontre précédente avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, Trump s’est interrogé sur les véritables intentions de Poutine concernant son souhait supposé de paix : « Peut-être qu’il ne veut pas arrêter la guerre. ». Le secrétaire d’État américain, sur NBC, a également exprimé : « Nous devons déterminer si c’est une entreprise dans laquelle nous voulons continuer à participer ».
Il convient de rappeler que ce cessez-le-feu intervient après un refus précédemment affiché par Moscou d’accepter un arrêt inconditionnel des combats et une trêve d’une journée qui avait été annoncée pour Pâques mais qui n’avait pas tenu durablement.
Le cessez-le-feu et les revendications russes
En plus des propositions fatiguantes pour obtenir un consensus entre les acteurs concernés, il semble que Vladimir Poutine veuille conserver son levier politique en refusant toute cessation immédiate sans garanties préalables correspondant à ses exigences territoriales et militaires. Au-delà des revendications sur certaines régions ukrainiennes, ses demandes incluent également des conditions qui affecteraient son accès futur aux structures militaires occidentales telles que l’OTAN.
Les frustrations de Donald Trump
Donald Trump fait face à des frustrations croissantes concernant ces négociations : sa position était déjà fragilisée par les derniers bombardements russes touchant notamment des cibles civiles.
La situation demeure volatile alors qu’un doute persiste quant aux capacités réelles du Kremlin à changer sa posture militaire sans perdre terrain diplomatique ou respectabilité tant au niveau national qu’international.