Robin Wright au festival de Monte-Carlo : Une carrière entre succès et résilience
Robin Wright, star emblématique du 64e festival de télévision de Monte-Carlo, y a été honorée par une Nymphe de cristal pour sa contribution à l’industrie du cinéma. L’événement lui a également permis de promouvoir sa nouvelle série « The Girlfriend », inspirée d’un best-seller, dont elle est la réalisatrice, l’actrice principale et la coproductrice.
Une carrière en pleine ascension
Wright revient sur le devant de la scène avec ce thriller captivant, où elle incarne Laura, une mère possessive prête à tout pour protéger son fils des intentions qu’elle croit malveillantes chez sa belle-fille. La série sera diffusée sur Amazon Prime Video à partir de septembre. Dans cet entretien, l’actrice évoque le processus qui a conduit à la création du projet.

« Les discussions ont commencé il y a quatre ans lors d’une réunion Zoom. » Raconte-t-elle. La lecture du livre qui sied à l’adaptation lui a ensuite ouvert les portes pour réaliser certains épisodes. Wright souligne aussi son expérience positive en tant que mentor pour ses jeunes coéquipiers Olivia Cooke et Laurie Davidson : « Ils ont été incroyables. C’est une joie de tourner avec eux. »
Un personnage qui résonne profondément
L’interprétation de Laura lui permet d’exprimer un aspect protecteur envers ses enfants qui rappelle sa propre maternité : « Étant mère moi-même, ça a résonné profondément en moi. » Elle partage également ses réflexions sur le rôle parental : « J’essaie de leur orienter dans la bonne direction. Tout est une question de communication honnête. »
Wright reconnaît que même si ses enfants sont désormais grands, elle reste très impliquée dans leur vie : « Aujourd’hui encore, je laisserais tout tomber s’ils avaient besoin de moi. »
Réflexion sur les défis professionnels et personnels
En parallèle à son parcours d’actrice, Robin Wright aborde des sujets plus personnels comme les difficultés rencontrées lorsqu’elle devait jongler entre maternité et carrière. Pour elle, « rien n’est jamais parfait, » mais cela n’empêche pas d’aspirer à tout avoir : « Mais est-ce qu’on peut essayer de tout avoir ? Bien sûr ! »
Elle évoque aussi une période difficile passée aux États-Unis marquée par la montée des tensions politiques ainsi que des catastrophes environnementales : « C’est dévastateur et très triste. Mes amis proches et ma sœur ont perdu leur maison. »
Un regard vers l’avenir
À quelques mois d’un nouveau chapitre significatif, celui des 60 ans, Wright se projette déjà comme davantage réalisatrice. Quand on lui demande comment elle perçoit ce cap important dans sa vie professionnelle, elle répond : « J’espère être davantage à la réalisation. »
Concernant le prix reçu au festival monégasque, elle ne pense pas faire un bilan immédiat : « Je sais très bien ce que j’ai fait. » Cependant, cette reconnaissance témoigne sans doute d’une carrière foisonnante riche en apprentissages précieux face aux échecs rencontrés au fil des années.
Finalement, Robin Wright se positionne avec confiance dans un Hollywood toujours turbulent mais demeure déterminée à avancer sereinement vers ses nouveaux projets artistiques et créatifs après plusieurs décennies passées sous les projecteurs.