Léa Salamé : itinéraire d’une journaliste entre héritage et succès
La journaliste Léa Salamé évoque son parcours marqué par des traumatismes précoce, la quête de sens et l’ambition professionnelle. À 45 ans, elle accuse une époque complexe dans sa carrière, tout en s’apprêtant à présenter le journal de 20 heures sur France 2.

Un passé riche en émotions
Née en 1979 à Beyrouth, Léa Salamé a grandi dans une famille chrétienne au Liban. Son père, Ghassan Salamé, était ministre de la Culture, tandis que sa mère, Mary Boghossian, est issue d’une famille arménienne ayant échappé au génocide. En 1984, la famille fuit la guerre du Liban pour s’installer à Paris.
Les souvenirs marquants de son enfance incluent trois grands traumatismes : le conflit libanais qui l’a contrainte à l’exil, les attentats du 11 septembre 2001 pendant un séjour à New York et un attentat contre le siège de l’ONU à Bagdad en 2003, dont son père a réchappé.
Une carrière florissante
Sa carrière débute sur Public Sénat et France 24 avant qu’elle ne soit propulsée au cœur des médias français avec « On n’est pas couché » sur France 2 et la matinale de France Inter où elle coanime aux côtés de Nicolas Demorand depuis 2017. Ce duo rencontre un succès notable, notamment lors des révélations importantes comme celle faite par Nicolas Hulot quittant le gouvernement en 2018.
Vie personnelle et engagements
En parallèle de sa vie professionnelle dynamique, Léa Salamé évoque sa relation avec l’essayiste Raphaël Glucksmann qu’elle rencontre en 2015. Ensemble ils élèvent ses deux enfants issus d’une précédente union; Alexandre (né en 2011) et Gabriel (né en 2017). Elle souligne les défis liés à la recomposition familiale ainsi que ses craintes initiales concernant la maternité : « J’avais peur de ne pas savoir être maternelle et de ne pas pouvoir aller au bout de mes envies professionnelles ».
La question du mariage apparaît également dans ses confidences : « Le mariage ne m’a jamais fait rêver… mais il finira par arriver avec Raphaël ». La transparence dans leur relation est essentielle ; elle affirme avoir pris des mesures pour éviter tout conflit d’intérêts lors des engagements politiques croisés.
L’avenir médiatique
Le parcours professionnel reprendra une nouvelle tournure lorsque Léa Salamé est nommée à partir du 19 juin 2023 directrice du journal télévisé du soir sur France 2. Elle confie : « Je n’y avais jamais rêvé car une partie de moi se disait que seule une vraie Française pourrait le présenter ». Préparée sérieusement pour ce nouveau rôle après avoir été accompagnée par David Pujadas sur les attentes liées aux responsabilités d’un tel poste.
Légitimement émue lorsque mentionnée entourant son ancien collègue Mathieu Sarda dont le suicide lui pèse encore aujourd’hui : « Il me manque toujours autant. Je m’en veux de n’avoir pas vu son mal-être ».
Elle aborde aussi des thématiques sociopolitiques contemporaines avec nuances ; déclarant soutenir ceux qui traversent différents courants politiques mais affirmant garder intacte sa place auprès d’écarts tels que chez certains électeurs proches du RN.
Avancer vers demain
Tout juste prête pour cette nouvelle étape – saluant également les rôles importants joués par ses parents sur sa vision personnelle – Léa Salamé se positionne comme symbole moderne d’une diversité enrichissante au sein des médias français attrayant vers un public large.
Son premier journal débutera donc officiellement le 1er septembre 2025, un moment attendu qu’elle dédiera inévitablement à sa grand-mère vivant toujours dans ses mémoires passées pleine d’humanité ; mettant ainsi un point final idéal aux souffrances vécues durant une enfance côtoyée par tant tumultes historiques.