Chapô
La Lituanie a annoncé la fermeture indéfinie de tous ses points de passage avec la Biélorussie, suite à des survols répétés par des ballons en provenance du pays voisin. Cette décision intervient après une série d’incidents aériens qui suscitent l’inquiétude au sein du gouvernement lituanien.

Des incidents répétés dans le ciel lituanien
Le 27 octobre, la Lituanie a décidé de fermer l’ensemble de ses postes frontaliers avec la Biélorussie, après que plusieurs ballons ont violé son espace aérien durant trois nuits consécutives. Ces événements ont eu pour effet de suspendre temporairement les opérations à l’aéroport de Vilnius, où des objets non identifiés ont été repérés.
Le Centre national de gestion des crises a déclaré : « La frontière avec la Biélorussie est désormais fermée pour une durée indéterminée ». Des mesures temporaires avaient déjà été prises ces derniers jours en réponse aux incursions répétées.
Une menace qualifiée d’« attaque hybride »
La Première ministre Inga Ruginiene a dénoncé le lancement d’un « grand nombre de ballons de contrebande » depuis la Biélorussie. Cette situation compliquée s’est ajoutée à un contexte régional tendu, où le président Gitanas Nausėda a évoqué une « attaque hybride » et demandé des mesures supplémentaires; il envisage également une prolongation de la fermeture des frontières et des restrictions pour les transitaires venant de Kaliningrad, enclave russe voisine.
Les incidents dans l’espace aérien lituanien ne sont pas nouveaux. Depuis le début octobre, plusieurs cas d’envoi de ballons contenant des cigarettes interdites ont été signalés, entraînant plusieurs interruptions du trafic aérien.
Contexte régionale préoccupant
Ces développements interviennent alors que divers incidents similaires se multiplient à travers l’Europe, souvent attribués aux tentatives d’intimidation orchestrées par Moscou ou ses alliés. Dans ce climat tendu, la Pologne a récemment conseillé à ses citoyens présents en Biélorussie d’envisager leur retour rapide chez eux face à un risque croissant lié aux tensions politiques.
Fortement ancrée dans les alliances occidentales telles que l’Union européenne et l’Otan, la Lituanie partage près de 680 kilomètres avec son voisin biélorusse et plus de 200 kilomètres avec Kaliningrad. La situation actuelle soulève donc d’importantes questions quant à sa sécurité nationale ainsi qu’à celle du secteur aérien européen dans son ensemble.