L’ONU met en garde sur la situation alarmante des Palestiniens confrontés à la famine.

Gaza : l’ONU alerte sur une crise humanitaire majeure

Ce lundi, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a exprimé son profond désarroi face à la situation humanitaire à Gaza, alors que famine et malnutrition sévissent dans la région. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) évoque des cris de détresse de ses employés concernant les conditions alarmantes.

L’ONU met en garde sur la situation alarmante des Palestiniens confrontés à la famine

Une situation catastrophique

Antonio Guterres s’est montré « atterré » par les conditions à Gaza, déclarant que « les dernières planches de salut maintenant les gens en vie sont en train de s’effondrer ». Ces remarques ont été relayées par Stéphane Dujarric, porte-parole de l’ONU, qui a également condamné la violence persistante, notamment les agressions contre ceux tentant d’apporter nourriture et aide.

Le même jour, l’Unrwa a rapporté recevoir « des messages désespérés faisant état de famine ». Les organisations internationales ainsi qu’une multitude d’ONG avertissent régulièrement d’un risque accru de famine dans cette enclave palestinienne, conséquence directe du siège imposé depuis plus de 21 mois après l’attaque surprise du mouvement islamiste Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Des rapports émis par des professionnels médicaux et des organismes tels que Médecins Sans Frontières (MSF) font état d’une explosion des cas de malnutrition. L’Unrwa annonce que les pénuries ont provoqué une multiplication par 40 des prix alimentaires.

« Levez le siège et laissez l’aide humanitaire entrer en toute sécurité et à grande échelle », plaide encore l’organisation onusienne qui assure disposer de stocks suffisants pour nourrir plus de deux millions d’habitants pendant trois mois.

Les conséquences dévastatrices du blocus

Malgré un allégement minimal du blocus fin mai dernier permettant quelques entrées limitées dans Gaza, la situation reste préoccupante. Le ministère géré par Hamas déclare avoir enregistré au moins 18 décès causés directement par la faim entre samedi et dimanche.

Mohammed Abou Salmiya, directeur de l’hôpital al-Chifa à Gaza, met également en lumière une préoccupation majeure : « Les bébés de moins d’un an souffrent d’un manque de lait, ce qui entraîne une perte de poids importante et une baisse de leur immunité ». De son côté, Israël insiste sur le fait qu’il n’existe aucune interdiction concernant l’entrée d’aliments pour bébés ou lait maternisé dans la région. L’organisme israélien responsable des affaires civiles (Cogat) réaffirme son engagement vis-à-vis du soutien humanitaire aux civils plutôt qu’au Hamas.

Face à cette tragédie humaine grandissante à Gaza souligne-non seulement aux acteurs internationaux mais interpelle aussi chacun sur leur responsabilité face aux crises humanitaires contemporaines.

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