La Manufacture Française du Cycle connaît une excellente santé

À Machecoul, la Manufacture française du cycle (MFC) a fêté son centenaire en avril 2023. De ses débuts modestes à sa transformation actuelle, l’entreprise affiche une dynamique impressionnante en innovant dans le secteur des vélos à assistance électrique tout en maintenant une production locale.

Des débuts dans l’assemblage de cycles

Fondée en 1925 par Marcel Brunelière, forgeron-mécanicien, et rapidement rejointe par Eugène Redois en 1926, l’atelier d’assemblage de bicyclettes donne naissance à la marque Gitane deux ans plus tard. L’entreprise connaît une croissance significative et emploie environ trente personnes avant la Seconde Guerre mondiale. La guerre incite les fondateurs à fabriquer leurs propres cadres, marquant ainsi le début de la production de bicyclettes 100% locales.

La Manufacture Française du Cycle connaît une excellente santé

Le retournement stratégique sous Intersport

Face aux défis financiers, des entrepreneurs locaux tentent sans succès de racheter Gitane. C’est finalement la société coopérative Intersport qui devient actionnaire principal en intégrant l’assemblage des vélos Nakamura sur le site. Sous cette direction nouvelle, MFC se spécialise dans divers types de vélos tout en réorganisant ses opérations pour inclure design, assemblage et service client sur place.

Avec une capacité d’assemblage atteignant 1 400 cycles par jour, dont un vélo musculaire toutes les deux minutes ou un vélo électrique toutes les trois minutes, MFC se repositionne sur le marché français. En effet, « Nous sommes passés de 177 personnes qui assemblaient 130 000 vélos par an pour 20 millions d’euros de CA en 2013 à une entreprise de 650 personnes avec 500 000 vélos assemblés en 2022 et 196 millions de CA en… », souligne David Jamin.

Innovation produit face à la concurrence

Dans ce contexte compétitif marqué par une forte demande croissante pendant la pandémie – près d’une augmentation du chiffre d’affaires sectoriel évaluée à +25% – MFC innove constamment pour répondre aux attentes évolutives des consommateurs. Mathieu Guérin précise que son équipe travaille « sur des vélos simples… légers et peu bruyants ». Une attention particulière est portée sur le design esthétique intégré des batteries afin qu’elles soient « faciles à recharger mais impossibles à voler ! »

Malgré un léger recul attendu du marché vers des niveaux pré-pandémiques, David Jamin entretient un certain optimisme quant aux perspectives financières : « Je vise un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros en 2025 ». Ce nouvel objectif souligne non seulement la résilience mais aussi l’ambition renouvelée d’une entreprise enracinée depuis un siècle dans son territoire local.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.