Banksy fait sensation à Marseille avec une nouvelle œuvre
Le célèbre artiste de rue Banksy a surpris les habitants de Marseille en déposant un pochoir dans le 7e arrondissement. Ce nouvel hommage artistique attire l’attention des curieux alors que la ville célèbre également le week-end prolongé du mois de mai.

Dans la chaude journée du 31 mai, où la température atteint 30 °C, la cité phocéenne est animée par les concerts au stade Vélodrome, mais l’intérêt se concentre sur Banksy. L’artiste a choisi une ruelle discrète, près du Vallon des Auffes, pour réaliser cette œuvre après plusieurs mois d’absence. Le pochoir représente un phare sombre émettant une lumière blanche et porte l’inscription : « I want to be what you saw in me » (« Je veux être ce que tu as vu en moi »).
Une surprise pour les Marseillais
Des visiteurs comme Jitske, venue de Belgique, ont été alertés par leurs proches concernant cette apparition inattendue : « On était là pour le week-end, et c’est mon père qui m’a prévenue en me disant que Banksy avait peint à Marseille ».
Un lieu inattendu
Les Marseillais désireux de voir ce nouveau chef-d’œuvre s’activent dès son annonce. Jérôme témoigne : « On a lu ça d’abord dans la presse anglaise ». Initialement orientés vers le quartier du Panier, les curieux se dirigent rapidement vers la rue Félix-Frégier lorsqu’elle est révélée comme lieu de l’œuvre.
Un message et une esthétique captivantes
Célina fait partie des admirateurs séduits par le message et l’esthétique : « C’est vraiment beau. J’adore le message, on peut l’interpréter comme on veut », déclare-t-elle tout en admirant le phare.
Une mission de protection
Dès qu’ils prennent connaissance de cette création illicite sur leur mur, les membres du syndicat de copropriété réagissent vite pour protéger l’œuvre. Agnès Perronne, peintre-restauratrice chargée de cette mission délicate, explique : « J’ai appliqué un vernis anti-graffiti autour du phare. Comme ça, s’il est tagué, on pourra facilement nettoyer ». Elle ajoute qu’elle n’hésitera pas à passer toute la nuit dessus si nécessaire car elle considère cet effort comme essentiel : « C’est pour Banksy, quand même ».
Les effets surprenants de cette œuvre continuent d’inspirer admiration dans tout Marseille et soulèvent des réflexions sur la place du street art dans le patrimoine culturel urbain. Les Marseillais découvrent ainsi qu’un art fugace peut instantanément devenir un patrimoine collectif engagé dans leur réalité quotidienne.