Accusations de comportements abusifs chez Charles III : Une enquête du « Sunday Times » révèle des départs massifs d’employés dans son domaine d’Highgrove. Des allégations de salaires trop bas et de pression excessive soulèvent des questions sur la gestion du roi.
Charles III fait l’objet d’une enquête du « Sunday Times », qui met en lumière des dénonciations concernant ses méthodes envers son personnel au domaine royal d’Highgrove, dans le Gloucestershire. Depuis 2022, onze des douze jardiniers employés ont quitté leur poste, attribuant leurs départs à un environnement de travail difficile.

Le journal souligne que près de la moitié des jardiniers étaient rémunérés au salaire minimum britannique, soit environ 2 000 euros par mois. Un jardinier a même déposé une plainte contre la direction, faisant état d’un besoin constant de satisfaire les demandes du roi et subissant ainsi des blessures physiques et un préjudice moral.
L’enquête rapporte également un incident où Charles aurait déclaré à propos d’un jardinier « manquant de connaissances sur une fleur particulière » : « Je ne veux plus jamais voir cet homme », entraînant la fin prématurée de sa période d’essai.
Face aux accusations, la King’s Foundation, responsable de la gestion du domaine royal, a sollicité l’expertise d’un cabinet de conseil en ressources humaines. Ce dernier a confirmé un manque flagrant de personnel et des salaires insuffisants.
En réponse à ces révélations, un porte-parole a affirmé que « à la King’s Foundation, nous accordons une grande importance au bien-être de nos employés ». Le communiqué indique également que les taux de satisfaction sont jugés « très élevés » lors des enquêtes annuelles et assure que le taux de rotation est inférieur à la moyenne nationale.
Les allégations portées contre le roi Charles III pourraient avoir des répercussions significatives sur son image publique alors qu’il tente d’affirmer sa place moderne dans une monarchie souvent critiquée pour ses pratiques archaïques.