Les universités chinoises offriront des cursus en intelligence incarnée pour booster la robotique à Pékin

Les universités chinoises innovent avec une nouvelle spécialisation en « intelligence incarnée »

Les universités chinoises offriront des cursus en intelligence incarnée pour booster la robotique à Pékin

Alors que la Chine cherche à renforcer ses compétences dans le domaine de la robotique, plusieurs universités d’élite envisagent de lancer une nouvelle spécialisation de premier cycle en « intelligence incarnée ». Ce programme vise à former des talents pour répondre aux besoins croissants du marché, notamment dans les secteurs liés aux technologies émergentes.

Une réponse à la demande de talents

Sept établissements renommés, dont l’Université Jiao Tong de Shanghai et l’Institut de technologie de Pékin, ont soumis leur candidature pour introduire cette spécialisation. Le ministère chinois de l’Éducation a récemment publié un avis annonçant ce projet en novembre. Ces institutions sont reconnues comme des leaders dans le domaine technique et font partie intégrante de la Ligue C9, qui équivaut à l’Ivy League américaine.

Le ministre a précisé que cette initiative répond aux exigences stratégiques nationales en matière d’« industries du futur », englobant non seulement l’intelligence incarnée mais aussi les avancées en technologie quantique et communications de nouvelle génération. Dans un document antérieur diffusé en juin, il a affirmé que les universités devraient adapter leurs programmes pour s’aligner sur les besoins du marché.

Un secteur prometteur

Les perspectives d’avenir pour le secteur du renseignement incorporé s’annoncent encourageantes. Une étude récente indique que le marché pourrait atteindre 5,3 milliards de yuans (environ 750 millions USD) cette année et pourrait grimper jusqu’à 1 000 milliards de yuans d’ici 2035. L’Institut de technologie de Pékin remarque également un déficit criant avec près d’un million professionnels manquants dans ce domaine.

Si cette spécialisation est adoptée, elle contribuera significativement à façonner le paysage éducatif chinois. Plusieurs universités mettent déjà en place des initiatives analogues : par exemple, Jiao Tong gère un groupe dédié à l’intelligence artificielle tandis que l’Université du Zhejiang développe des robots humanoïdes améliorés.

Les entreprises technologiques chinoises rivalisent également sur le plan global. En septembre dernier, Ant Group a présenté R1, son robot humanoïde comparable au modèle Optimus dévoilé par Tesla.

Des débouchés clairs pour les diplômés

Le nouveau programme « intelligence incarnée » mettra l’accent sur les opportunités professionnelles post-formation. À terme, environ 120 étudiants seront admis chaque année à l’Institut de Technologie de Pékin : parmi eux, une majorité se dirigera vers des études supérieures ou participera directement au marché du travail. Des acteurs majeurs tels que Huawei et Alibaba seraient prêts à recruter ces diplômés.

Cette formation inclura des cours variés portant sur la perception multimodale et l’interaction homme-robot ainsi que sur les fondements pratiques d’apprentissage automatique appliqué au secteur robotique.

La volonté affichée par ces universités souligne non seulement un besoin immédiat mais aussi une ambition stratégique plus large visant à propulser la Chine vers l’avant dans la révolution technologique mondiale, tout en façonnant une main-d’œuvre qualifiée capable d’affronter les défis futurs tacites dans ce domaine innovant.

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