Meta utilise des modèles d'IA rivaux, tels que ceux d'Anthropic, pour optimiser le travail de ses ingénieurs

Meta a récemment présenté Devmate, un nouvel assistant interne de codage qui fonctionne avec plusieurs modèles d’IA, y compris ceux de la société rivale Claude d’Anthropic. Bien que Meta ait investi massivement dans le développement de ses propres outils d’intelligence artificielle, l’entreprise choisit d’intégrer des solutions extérieures pour optimiser ses performances en matière de codage.

Une hausse significative de la productivité

Devmate ne se contente pas de rédiger du code ; il analyse également les échecs tests, identifie les problèmes et propose automatiquement des solutions pour une révision humaine. Un employé a commenté : « Devmate transforme une tâche de 30 minutes en 15 minutes ». Il est décrit par les équipes internes comme un outil capable d’agir presque indépendamment sur des tâches complexes, surpassant ainsi le modèle précédent Metamate.

Meta utilise des modèles d’IA rivaux, tels que ceux d’Anthropic, pour optimiser le travail de ses ingénieurs

« C’est mieux que Metamate car cela fait moins d’erreurs lorsque vous enchaînez plusieurs étapes ensemble », ajoute cet employé. Pendant ce temps, Metamate reste utilisé pour des tâches moins exigeantes mais peinerait face à celles nécessitant davantage d’interaction entre différentes données.

Une volonté stratégique face aux défis technologiques

Des témoignages internes indiquent que même si le modèle Llama développé par Meta s’est renforcé dans certains domaines comme le traitement multilingue ou la réduction des erreurs (ou « hallucinations »), il demeure insuffisant pour répondre à certaines exigences techniques liées au codage avancé. Un ancien ingénieur de Meta a affirmé : « En ce qui concerne le raisonnement suivi des instructions et en plusieurs étapes, ce n’est pas encore là ».

Face à ces lacunes, Mark Zuckerberg intensifie ses efforts en recrutant les meilleurs talents en intelligence artificielle lors de rencontres à Palo Alto et au lac Tahoe. De plus, un accord récent estimé à 15 milliards de dollars permettrait à Meta d’acquérir près de la moitié du startup AI Scale, spécialisée dans l’étiquetage et l’annotation data.

Zuckerberg anticipe qu’en un an, l’IA pourrait produire jusqu’à 50% du code chez Meta, déclarant récemment : « Notre pari est que l’année prochaine, probablement, peut-être que la moitié du développement sera effectuée par l’IA plutôt que par les humains ». Pour l’instant, cependant, c’est vers les modèles concurrents que son équipe se tourne afin d’accélérer ses processus internes.

Dans un environnement technologique hâtif où chaque minute compte et une concurrence féroce parmi les géants techs, cette stratégie semble être cruciale pour maintenir la pertinence et l’efficacité opérationnelle continue chez Meta.

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