Une Ă©quipe multidisciplinaire de deux establishments de l’UniversitĂ© Johns Hopkins, comprenant des neurotoxicologues et des virologues de la Bloomberg Faculty of General public Health and fitness et des spĂ©cialistes des maladies infectieuses de la facultĂ© de mĂ©decine, a dĂ©couvert que les organoĂŻdes (minuscules cultures de tissus faites Ă  partir de cellules humaines qui simulent des organes entiers) les « mini-cerveaux » peuvent ĂȘtre infectĂ©s par le virus du SRAS-CoV-2 qui bring about le COVID-19.

Les résultats, qui suggÚrent que le virus peut infecter les cellules cérébrales humaines, ont été publiés en ligne le 26 juin 2020 dans la revue ALTEX: Alternate options to Animal Experimentation.

Des «mini-cerveaux» cultivés en laboratoire suggÚrent que le virus COVID-19 peut infecter les cellules cérébrales humaines

Les premiers rapports de Wuhan, en Chine, Ă  l’origine de la pandĂ©mie de COVID-19, ont suggĂ©rĂ© que 36% des individuals atteints de la maladie prĂ©sentent des symptĂŽmes neurologiques, mais il n’est pas clair si le virus infecte ou non les cellules cĂ©rĂ©brales humaines. Dans leur Ă©tude, les chercheurs de Johns Hopkins ont dĂ©montrĂ© que certains neurones humains expriment un rĂ©cepteur, l’ACE2, qui est le mĂȘme que celui utilisĂ© par le virus du SRAS-CoV-2 pour pĂ©nĂ©trer dans les poumons. Par consĂ©quent, ils ont supposĂ© que l’ACE2 pourrait Ă©galement fournir un accĂšs au cerveau.

Lorsque les chercheurs ont introduit des particules du virus du SRAS-CoV-2 dans un modĂšle de mini-cerveau humain, l’Ă©quipe a trouvĂ© – pour la premiĂšre fois ce que l’on pense – des signes d’infection et de rĂ©plication du pathogĂšne.

Le cerveau humain est bien protĂ©gĂ© contre de nombreux virus, bactĂ©ries et brokers chimiques par la barriĂšre hĂ©mato-encĂ©phalique, qui Ă  son tour, empĂȘche souvent les bacterial infections du cerveau. « La query de savoir si le virus du SRAS-CoV-2 franchit ou non cette barriĂšre », notice l’auteur principal Thomas Hartung, M.D., Ph.D., prĂ©sident de la toxicologie fondĂ©e sur des preuves Ă  la Bloomberg Faculty of Public Overall health. « Cependant, il est connu que des inflammations sĂ©vĂšres, telles que celles observĂ©es chez les clients COVID-19, font se dĂ©sintĂ©grer la barriĂšre. »

L’impermĂ©abilitĂ© de la barriĂšre hĂ©mato-encĂ©phalique, ajoute-t-il, peut Ă©galement poser un problĂšme aux dĂ©veloppeurs de mĂ©dicaments ciblant le cerveau.

L’impact du SRAS-CoV-2 sur le cerveau en dĂ©veloppement est une autre prĂ©occupation soulevĂ©e par l’Ă©tude. Des recherches antĂ©rieures de l’UniversitĂ© Paris-Saclay ont montrĂ© que le virus traverse le placenta et que les embryons n’ont pas la barriĂšre hĂ©mato-encĂ©phalique au dĂ©but du dĂ©veloppement. « Pour ĂȘtre trĂšs clair », dit Hartung, « nous n’avons aucune preuve que le virus provoque des problems du dĂ©veloppement. »

Cependant, les mini-cerveaux – qui modĂ©lisent le cerveau humain en croissance – contiennent le rĂ©cepteur ACE2 dĂšs leurs premiers stades de dĂ©veloppement. Par consĂ©quent, selon Hartung, les rĂ©sultats suggĂšrent que des prĂ©cautions supplĂ©mentaires doivent ĂȘtre prises pendant la grossesse.

« Cette Ă©tude est une autre Ă©tape importante dans notre comprĂ©hension de la façon dont l’infection conduit Ă  des symptĂŽmes, et oĂč nous pourrions lutter contre la maladie COVID-19 avec un traitement mĂ©dicamenteux », explique William Bishai, MD, Ph.D., professeur de mĂ©decine au Johns Hopkins École de mĂ©decine de l’UniversitĂ© et chef de l’Ă©quipe des maladies infectieuses pour l’Ă©tude.

Les modĂšles de mini-cerveau dĂ©rivĂ©s de cellules souches humaines – connus sous le nom de BrainSpheres – ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s Ă  la Bloomberg School of General public Well being il y a quatre ans. Ils ont Ă©tĂ© les premiers organoĂŻdes produits en masse et hautement standardisĂ©s de leur genre, et ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour modĂ©liser un certain nombre de maladies, y compris les infections par des virus tels que Zika, la dengue et le VIH.