Le total pourrait-il s'élever à 20 milliards ?

Des découvertes historiques autour du San Jose

Le gouvernement colombien a annoncé avoir remonté cinq objets archéologiques de l’épave du San Jose, galion espagnol coulé en 1708. Cette découverte ravive les espoirs concernant un trésor estimé à près de 20 milliards de dollars. Cependant, des débats sur la propriété du butin subsistent.

Le total pourrait-il s’élever à 20 milliards ?

Une opération d’envergure

Le 20 novembre 2023, la Colombie a confirmé avoir récupéré « cinq objets archéologiques » dans le cadre d’une vaste opération lancée au printemps 2024. Parmi ces objets figurent un canon, une tasse en porcelaine et trois macuquinas (pièces de monnaie), accompagnés de deux fragments de porcelaine. Yannai Kadamani Fonrodona, ministre de la Culture, des Arts et du Savoir colombien, s’est exprimé : « Cet événement historique témoigne du renforcement des capacités techniques, professionnelles et technologiques de l’État colombien en matière de protection et de promotion du patrimoine culturel subaquatique… »

Les enjeux juridiques

La question de la propriété des artefacts reste problématique. L’entreprise américaine Glocca Morra soutient qu’elle était la première à découvrir l’épave en 1981 et avait convenu avec le gouvernement colombien qu’elle recevrait la moitié du trésor une fois retrouvé. Toutefois, les autorités colombiennes affirment que les coordonnées GPS fournies par Glocca Morra n’étaient pas correctes, ce qui remettrait en cause cette promesse.

Par ailleurs, des revendications ont été formulées par l’Espagne ainsi que par la nation Qhara Qhara bolivienne, affirmant que leur richesse aurait été pillée durant l’ère coloniale. Si les premiers artefacts suscitent peu d’excitation quant au mythique butin d’or prétendument présent sur le site, il est probable que les tensions se ravivent si ce dernier venait à être découvert.

La découverte récente souligne donc non seulement le précieux héritage historique que représente le San Jose mais aussi les enjeux complexes liés à sa restitution qui pourraient redonner vie à ce chapitre longtemps fantasmé par tant d’historiens et chercheurs.

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