Dimanche, un rassemblement à Tel Aviv a réuni d’anciens otages et les familles des captifs israéliens toujours retenus par le Hamas. Naama Levy, ex-otage libérée en janvier 2025, a raconté son expérience traumatisante de captivité tout en appelant à un cessez-le-feu pour protéger ceux qui restent entre les mains du groupe.
Des récits poignants venant des ex-otages
Naama Levy a expliqué que l’une de ses plus grandes craintes pendant sa captivité était d’être touchée par les frappes israéliennes. « Elles arrivent de manière inattendue. Au début, on entend les sifflets, on prie pour que ça ne nous tombe pas dessus, puis les explosions… c’était l’une des choses les plus effrayantes », a-t-elle témoigné. Elle a ajouté que cette réalité est celle de nombreux otages encore captifs : « Même maintenant, à cet instant précis, des otages entendent ces sifflements et ces explosions. Ils doivent seulement prier et s’accrocher aux murs ».

Une opposition croissante au gouvernement israélien
La colère monte parmi les familles d’otages contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Au milieu d’une rhétorique guerrière visant une victoire absolue sur le Hamas, elles demandent désespérément la libération de leurs proches. Einav Zangauker, mère d’un enfant toujours détenu à Gaza, a déclaré que « une guerre éternelle motivée par des raisons politiques est préférable [à ses yeux] au retour des civils kidnappés sous sa surveillance ».
Les critiques se renforcent également face aux récentes nominations militaires effectuées par Netanyahu, comme celle du général David Zini au renseignement intérieur.
Des propos controversés amplifient la tension
La manifestation survient après les déclarations controversées du président du parti démocrate Yair Golan sur ce qu’il décrit comme un gouvernement qui « tue des bébés pour le plaisir ». Bien qu’il ait précisé qu’il visait uniquement le gouvernement et non l’armée elle-même, cela a suscité une large indignation parmi certains responsables politiques tels qu’Israel Katz.
Malgré tout cela, la violence persiste dans la région avec un rapport récent indiquant plus de 16 503 enfants tués dans la bande de Gaza depuis le déclenchement du conflit en octobre 2023.
Alors que l’incertitude plane, Brian Levinstein, porte-parole d’une organisation soutenant les familles témoignant lors du rassemblement dimanche dernier résume parfaitement : « Le temps presse pour nos compatriotes ». La mobilisation se renforce autour d’un dialogue urgent afin de garantir leur sécurité et leur retour chez eux.