Un moment chargé d’émotion
Lors d’un hommage poignant à Aurélie Fouquet, policière municipale tuée en 2010, Nicolas Sarkozy s’est exprimé pour la première fois depuis son admission au régime de la libération conditionnelle. Il a également profité de l’occasion pour soutenir Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur et nouveau président des Républicains.
Un moment chargé d’émotion
L’hommage a eu lieu dans le jardin de la mairie de Villiers-sur-Marne. Nicolas Sarkozy a choisi ce moment pour aborder la mémoire d’Aurélie Fouquet, ainsi que ses circonstances tragiques. « J’étais très heureux de partager ce moment avec un ministre d’État que j’apprécie et en qui je mets toute ma confiance », a-t-il déclaré, saluant les positions de Bruno Retailleau sur « l’armement, sur le soutien au travail magnifique que vous faites. » Sarkozy lui a aussi adressé ses « félicitations » après sa victoire aux élections internes des Républicains contre Laurent Wauquiez : « Ce n’est pas le lieu des félicitations mais peut-être que tu as senti ma joie et ma confiance. »

Des paroles réconfortantes aux proches
« J’ai choisi de rompre le silence médiatique que je m’étais imposé pour une raison et une seule : Aurélie et sa famille », a expliqué l’ancien président, dont le mandat (2007-2012) coïncide avec cette tragédie. Aurora Fouquet avait perdu la vie lors d’un braquage raté par un groupe de malfaiteurs qui ont ouvert le feu sur des forces policières. En reconnaissant sa responsabilité dans ce drame, il a dit à la famille présente : « Je me sens responsable de la mort de votre fille et de la mort de ta mère ». Le 20 mai 2010, lors d’une fusillade survenue alors qu’allait se dérouler un braquage, Aurélie Fouquet, âgée alors 26 ans, avait été abattue tandis qu’elle était en service. Cette attaque est restée marquée dans les mémoires comme tragique. Rédoine Faïd, multirécidiviste impliqué dans cette affaire sanglante, avait été condamné à 25 ans d’emprisonnement pour son rôle déterminant.
La mémoire du sacrifice
Le maire Jacques-Alain Benisti (LR) n’a pas manqué d’honorer cet événement en rappelant qu’Aurélie représente « la première policière municipale en France victime du devoir ». Pour Bruno Retailleau, elle incarne également « le sens du devoir » face à « celle du saccage ». Sa mémoire demeure ainsi vivante au sein des forces sécuritaires françaises. Les retrouvailles entre ces figures politiques illustrent non seulement une commémoration émotive mais aussi un soutien mutuel entre des acteurs clés du paysage politique français actuel.