À l’occasion du 20e anniversaire de son discours mémorable à l’Université de Stanford, des e-mails et notes de Steve Jobs ont été publiés, révélant les idées et réflexions qui ont nourri son intervention. Ce discours, prononcé le 12 juin 2005, a marqué des millions d’entrepreneurs et diplômés grâce à ses enseignements inspirants sur la vie.
Les préparatifs d’un discours mémorable
Steve Jobs a pris la parole lors du 114e commencement à l’Université de Stanford en Californie le 12 juin 2005. Ce discours est devenu emblématique pour ses leçons de vie universelles touchant diplômés, entrepreneurs ou même décrocheurs comme lui. Pour fêter les 20 ans de cet événement marquant, une série d’e-mails et notes de Jobs a été publiée.

L’examen des documents montre que Jobs avait commencé à réfléchir sur son intervention six mois avant sa prestation. Ses premières idées visaient à aborder des thèmes tels que l’alimentation, la méditation et inciter les étudiants à se concentrer sur leur « monde intérieur ». Sa découverte du bouddhisme et de la méditation zen dans les années 1970 a profondément influencé sa pensée.
Dans un projet daté du 1er mai, il écrivait : « Essayez de toujours vous entourer de gens plus intelligents que vous »
Faisant référence à un ingénieur qu’il avait embauché chez Apple peu après le début de sa carrière, Jobs partagea également trois anecdotes majeures dans ce discours : « connecter les points », « amour et perte » ainsi que « la mort ».
Une citation poignante émerge d’un e-mail antérieur où il déclare : « C’est le plus proche que j’ai jamais obtenu mon diplôme universitaire »
Le discours prononcé par Steve Jobs en 2005 s’appuie sur un précédent qu’il avait réalisé près d’une décennie plus tôt pour les élèves d’une école secondaire Palo Alto en 1996, abordant déjà des thèmes tels que l’intuition et suivre ses passions.
Jobs avait également pris soin d’inclure des réflexions personnelles concernant la parentalité dans ses notes manuscrites
Il y notait entre autres : « Ils vous disent que vous allez adorer vos enfants, ne mentionnez jamais que vous en tomberez amoureux » ainsi que la peine ressentie par chaque parent face aux difficultés rencontrées par leurs enfants.
À Stanford, il encouragea enfin chacun à vivre sans regrets permanents tout en insistant sur l’importance cruciale « de trouver ce qu’ils aiment »
Rappelant son expérience avec le cancer, Jobs témoigna avoir appris à vivre chaque jour comme si c’était le dernier. Il termina son intervention par ces mots marquants : « Restez affamés, restez idiots », une mantra qu’il souhaitait garder vivant au sein même de sa philosophie personnelle.