Après mon diplôme, j'ai déménagé pour travailler à distance, économisant beaucoup au prix d'un coût émotionnel

Retour à la maison après l’université : un choix mêlant économies et solitude

De nombreux jeunes diplômés se sont retrouvés à court terme en revenant vivre chez leurs parents, comme c’est le cas pour une jeune diplômée de l’UNC-Chapel Hill. Après avoir obtenu son diplôme en décembre 2020, elle a choisi de retourner dans sa ville natale, Saint-Louis, afin de travailler à distance pendant la pandémie. Bien que ce choix lui ait permis d’économiser près de 15 000 dollars, il a également engendré un coût émotionnel non négligeable.

Après mon diplôme, j’ai déménagé pour travailler à distance, économisant beaucoup au prix d’un coût émotionnel

Un retour aux sources

Elle fait face à la nécessité de déménager à nouveau suite à l’expiration de son bail. Malgré les vaccins déployés contre le Covid-19, la pandémie n’était pas terminée et beaucoup d’amis avaient quitté Chapel Hill. Elle privilégie alors le retour chez ses parents pour des raisons économiques. Elle explique : « Déménager à la maison était l’option la moins chère et la plus simple ».

Économies significatives mais isolement

Dans sa chambre d’enfant, elle reprend ses anciennes habitudes tout en économisant considérablement sur les dépenses courantes. Ses parents ne lui demandent ni loyer ni nourriture ; cependant, elle prend en charge certaines factures personnelles et contribue au quotidien familial. Cette situation lui permet d’épargner environ les trois quarts de ses revenus pendant huit mois.

Cependant, cette période est marquée par un fort sentiment de solitude : « J’étais aussi seul. Mes amis étaient dispersés à travers le pays et les restrictions pandémiques ont rendu difficile la rencontre de nouvelles personnes », partage-t-elle.

Un nouveau départ

La motivation revient lorsque son lieu de travail propose une hygiène hybride qui nécessite sa présence physique. En février 2022, avec le soutien financier accumulé auprès des siens, elle déménage enfin vers Charlotte.

« Quand j’ai quitté la maison, j’ai réalisé environ 15 000 euros », souligne-t-elle. Cet argent permet non seulement de financer son logement mais aussi divers achats nécessaires pour débuter cette nouvelle étape sans pression financière excessive.

Une expérience teintée d’ambivalence

Ce retour aux sources apparaît comme un luxe dont peu peuvent bénéficier. La diplômée est lucide : « Je suis incroyablement privilégié – et reconnaissant envers mes parents », admet-elle en réfléchissant sur son parcours atypique par rapport aux autres diplômés touchés par les difficultés économiques liées à la pandémie.

Concernant son choix, elle reste partagée : « L’année après avoir déménagé à Charlotte a été l’un des meilleurs moments de ma vie. Je ne regrette pas , mais cela m’a appris que construire une vie heureuse nécessitait parfois plus qu’un simple raccourci économique ».

Le chemin vers l’indépendance semble clarifié depuis lors : apprendre comment jongler efficacement entre finances personnelles et développement personnel reste clé pour tous ceux qui entrent dans cette phase cruciale post-universitaire.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.