Le 14 septembre, l’agriculteur ukrainien Yakiv Marynchenko, 67 ans, inspecte les décombres d’un entrepôt de céréales détruit dans sa ferme, près de la ville de première ligne d’Orikhiv, dans la région de Zaporizhzhia, dans le sud-est de l’Ukraine. Photo de Kateryna Klochko/EPA-EFE réalisée par le Service d’urgence de l’État d’Ukraine montre des pompiers travaillant à la suite d’une attaque à la roquette à Zaporizhzhia, en Ukraine, le 9 août, au milieu de l’invasion russe. Au moins deux personnes sont mortes et sept autres ont été blessées lorsqu’une roquette a touché une église, a rapporté le service d’urgence de l’État. Photo d’archives, gracieuseté du Service d’urgence de l’État/EPA-EFE
Le rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante daté de jeudi affirme que la Russie a commis des crimes d’homicide volontaire, de torture, de viol et d’autres violences sexuelles, ainsi que l’expulsion d’enfants vers la Fédération de Russie.

« Les enquêtes de la Commission ont confirmé ses précédentes conclusions selon lesquelles les autorités russes avaient eu recours à la torture de manière généralisée et systématique dans divers types de centres de détention qu’elles maintenaient », indique le rapport.
« Les entretiens avec les victimes et les témoins ont démontré un profond mépris de la dignité humaine de la part des autorités russes dans ces circonstances. »
L’ONU a rapporté qu’il existe des cas documentés de soldats russes faisant irruption dans les maisons des villages qu’ils occupent et violant des femmes.
Il note également qu’il existe trois cas dans lesquels les autorités ukrainiennes ont commis des violations des droits de l’homme contre des personnes qu’elles accusaient de collaborer avec la Russie.
« La Commission est préoccupée par la gravité des violations et des crimes documentés et par leur impact sur les victimes, les survivants et les communautés affectées », indique le rapport. « Il appelle les parties concernées au conflit à mettre un terme aux crimes de guerre et aux violations des droits de l’homme. »
L’enquête se concentre sur les provinces de Kherson et de Zaporizhzhia. Il affirme que les forces russes ont transporté des enfants ukrainiens non accompagnés soit d’une région de l’Ukraine qu’elles contrôlaient vers une autre, soit vers la Fédération de Russie à au moins trois reprises.
Au moins 31 enfants ont été transportés d’Ukraine vers la Russie en mai 2022.
La commission recommande à la Russie de renvoyer les enfants et toute personne expulsée vers l’Ukraine.
Le mois dernier, un rapport de l’ONU accusait les forces russes de torture « généralisée et systématique ».