Un grand défilé militaire pour le 250e anniversaire de l’armée américaine a eu lieu à Washington D.C. coïncidant avec l’anniversaire de Donald Trump, suscitant moqueries et critiques.
Un événement magnifiquement coûteux
Le 14 juin, un défilé militaire monumental a célébré le 250e anniversaire de l’armée américaine. Ce spectacle extravagant était apparemment financé par des fonds publics et a été qualifié d’« effort incroyablement coûteux » par divers observateurs.

Avec un budget estimé à 50 millions de dollars, il représentait le plus grand rassemblement militaire aux États-Unis en plusieurs décennies, mettant en avant une impressionnante procession de troupes et d’équipements militaires allant des tanks aux « chiens robots ».
Les commentaires des humoristes
Jimmy Kimmel s’est moqué du défilé en affirmant : « C’était une version de 50 millions de dollars de quand un enfant de cinq ans vous montre chaque voiture de sa collection Hot Wheels ». Il a souligné que bien que la majorité du financement provenait du contribuable, quelques sponsors comme l’UFC, une entreprise liée aux crypto-monnaies, et Scott’s Miracle-Gro avaient également apporté leur contribution. Kimmel a ironisé sur les nombreux spectacles volants qui accompagnaient cette mise en scène.
Jon Stewart n’a pas manqué non plus d’opiner sur cet événement, faisant référence au président Trump comme « Little Kim Jong-Trump » tout en plaisantant sur le fait que le grand spectacle ne pouvait rivaliser avec ce qu’il nommait son « Quinceañera » militaire.
Stewart a exprimé son incrédulité quant à l’état des chars militaires : « Nous avons un billion de dollars pour les militaires et personne n’a WD-40 ? !… C’était moins un spectacle de force écrasante, et plus comme un musée militaire dans ses pas ».
Une réception mitigée
Même Trump semblait quelque peu désintéressé lors du défilé. Jimmy Fallon a partagé un clip où Trump apparait visiblement ennuyé pendant la parade, commentant malicieusement : « Vous savez que c’est mauvais quand la personne qui a l’air le plus heureuse d’être là est Melania ».
De nombreux présentateurs ont aussi noté les nombreuses différences entre ce défilé peu fréquenté et les manifestations « No Kings » qui ont eu lieu dans tout le pays en parallèle. Seth Meyers a mis en lumière cette divergence, évoquant notamment une formation géante « No King ! » faite par des manifestants sur une plage à San Francisco.
Meyers s’est exclamé avec humour : « Je suis désolé mais les êtres humains qui font des mots aussi serrés sont comme 50 fois plus impressionnants pour moi que les chiens robots ».
Cette juxtaposition entre glamour militariste et expression populaire souligne ainsi la méfiance croissante envers la direction actuelle tandis qu’un contraste persistant entre éclat publicitaire et sentiments populaires reste tangible dans l’esprit national américain aujourd’hui.