Parcs d'attractions : un véritable succès estival.

Les parcs d’attractions français connaissent un essor sans précédent, attirant près d’un quart des Français comme leur loisir préféré. Malgré les défis passés liés à la pandémie et aux conditions climatiques, le secteur affiche des taux de fréquentation records, soutenus par d’importants investissements en nouveautés.

Les parcs d’attractions en France vivent une période de forte affluence. En janvier 2020, près d’un quart des Français et plus d’un tiers des millénials désignaient ces lieux comme leur loisir préféré, selon une étude YouGov. Malgré le bouleversement causé par la pandémie de Covid-19, François Fassier, président du Syndicat national des espaces de loisirs, d’attractions et culturels (Snelac), souligne que « la reprise 2022 a été exceptionnelle ». Le niveau élevé d’épargne accumulé durant la crise sanitaire et le besoin de socialisation ont propulsé ce secteur.

Parcs d’attractions : un véritable succès estival

À ce jour, l’engouement pour les parcs continue. Selon François Fassier, « les tendances sont plutôt bonnes et en croissance par rapport à 2024 », qui avait déjà enregistré une affluence record. Il attend donc un excellent ressort estival pour 2025.

« Le big 4 » se porte bien

La saison dernière ne s’annonçait pourtant pas favorable : entre la météo pluvieuse sur plusieurs mois, les Jeux olympiques attirant presque tous les touristes étrangers et une économie fragile complétée par des élections législatives clés durant l’été. Néanmoins, cela n’a pas freiné l’afflux dans les attractions françaises qui est resté stable ou même en hausse.

Parmi eux se trouvent Disneyland Paris avec environ 10 millions d’entrées estimées chaque année (chiffre non officiel), suivi du Parc Astérix qui a enregistré sa meilleure fréquentation avec 2,8 millions de visiteurs en 2024. Le Puy du Fou atteint également le même chiffre tandis que le Futuroscope dépasse enfin les 2 millions pour la première fois depuis trois décennies. Ensemble avec près de 650 adhérents, majoritairement PME ou TPE selon Snelac, ces grandes destinations entraînent tout un écosystème vers le haut.

Tous les deux ou trois ans : une nouveauté doit sortir

François Fassier insiste sur l’importance de l’innovation dans ce milieu : « Nous sommes un secteur qui se bouge », dit-il. Entre 20% et 25% du chiffre d’affaires est réinvesti dans le développement de nouvelles attractions et spectacles pour attirer à nouveau les visiteurs.

Chaque personne impliquée innove ; Disneyland Paris investit jusqu’à 2 milliards d’euros dans sa transformation; Parc Astérix consacre entre 15 et 20 millions d’euros au nouvel espace Cétautomatix; Futuroscope injecte 25 millions euros dans Mission Bermudes; Vulcania prévoit également un investissement similaire entre maintenant et 2032; enfin La Mer de sable alloue 5,5 millions euros pour moderniser ses montagnes russes avec Wild Buffalo.

Cette stratégie semble porter ses fruits étant donné qu’en moyenne entre 50% à 70% des visiteurs reviennent, renforçant encore davantage la popularité des établissements situés à moins de deux heures des intéressés face aux difficultés économiques actuelles ayant conduit beaucoup à voyager moins loin ou moins longtemps.

Le marché florissant semble donc promis à un avenir radieux tant que cette dynamique se maintient intacte parmi tous ses acteurs concernés.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.