Des ONG ont organisé mercredi une action symbolique à Paris pour attirer l’attention sur la crise humanitaire en Gaza, alors que le blocus israélien perdure. Cette initiative a eu lieu autour de la fontaine des Innocents, où les participants ont exceptionnellement coloré l’eau en rouge pour dénoncer le « bain de sang » qui touche cette région.
Les témoignages d’urgence des ONG
Cette opération a été orchestrée par plusieurs organisations, dont Greenpeace France, Oxfam France, Amnesty International France, ainsi que Médecins du Monde et Ekō. Elles entendent faire entendre leur voix face à « l’urgence humanitaire absolue » dans laquelle se trouve la population gazaouie. Clémence Lagouardat, coordinatrice de la réponse humanitaire d’Oxfam, a affirmé : « Les personnes à Gaza ont besoin de tout, c’est une question de survie », en soulignant que cela faisait presque trois mois qu’aucune aide ne rentrait dans l’enclave.

Un génocide dénoncé
Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, n’a pas hésité à évoquer un « génocide » en cours lors de cette manifestation. Il a déclaré : « Il y a un génocide en cours et l’inaction politique devient une sorte de complicité de ce génocide. On ne peut pas dire qu’on ne savait pas […] ; des risques engendrés par le blocus humanitaire face à des centaines de milliers de personnes qui peuvent mourir du jour au lendemain ». Ces propos reflètent la gravité actuelle et l’urgence d’un changement politique significatif.
L’appel urgent aux gouvernements
Les ONG réclament également aux États ayant influence sur Israël d’exiger un cessez-le-feu immédiat et durable, ainsi qu’un embargo complet sur les armes envoyées vers Israël. Elles demandent aussi un soutien continu aux procédures judiciaires devant la Cour pénale internationale et doivent être mises en œuvre toutes les décisions prises par la Cour internationale de justice concernant ce conflit.
Contexte du conflit actuel
Du côté palestinien, plus de 54 056 personnes sont décédées selon le ministère de la Santé gazaoui sous blocus israélien.
Ces lourds bilans soulignent non seulement l’urgence d’une réaction mais interrogent aussi sur les responsabilités internationales dans cette tragédie humaine persistante.