À Paris, trois sœurs boliviennes supervisaient environ cent prostituées

Coup de filet contre un vaste réseau de prostitution à Paris : cinq personnes interpellées

La semaine dernière, les policiers de la brigade de répression du proxénétisme (BRP) ont mené une opération majeure qui a conduit à l’interpellation de cinq suspects soupçonnés d’organiser un important réseau de prostitution. Ces derniers, originaires d’Amérique du Sud, ont été placés en détention provisoire après leur mise en examen.

À Paris, trois sœurs boliviennes supervisaient environ cent prostituées

Interpellations et investigations

Le 24 juin, les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs arrestations en Île-de-France ainsi que dans l’Eure. Selon des sources proches du dossier, les cinq individus interpellés sont originaires des pays sud-américains tels que la Bolivie, l’Équateur et le Paraguay. Ils auraient contraint près de cent jeunes femmes à se prostituer pendant plusieurs mois. L’enquête a débuté fin 2023 et a révélé l’existence d’un appartement servant discrètement aux activités commerciales illicites, situé rue Gauthey dans le 17ème arrondissement de Paris, à proximité de la Porte de Clichy.

Les clients avaient accès aux services proposés par le réseau via le site Internet Sexmodel. Les enquêteurs ont déterminé que ce système était opérationnel depuis mai 2022 et qu’il comptait environ quinze appartements répartis entre Paris, Aubervilliers, Drancy, Montreuil-sous-Bois, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et Grigny (Essonne).

Une organisation structurée

À la tête du groupe se trouve une Bolivienne âgée de 45 ans qui gérait ses activités avec deux sœurs âgées respectivement de 37 et 49 ans. Le groupe interministériel de recherche (GIR) a joué un rôle clé dans cette opération qui a abouti à la saisie d’un des appartements utilisés pour la prostitution. La présumée proxénète aurait généré environ 20 000€ par mois grâce à ce trafic.

« Chacun avait un rôle bien précis dans ce réseau », explique une source proche des investigations. Les deux lieutenants sous ses ordres s’occupaient logiquement des prises de rendez-vous ainsi que du transport des prostituées vers les lieux d’activité tout en assurant aussi la logistique nécessaire.

La responsable principale se chargeait elle-même du recrutements des victimes, toutes provenant d’Amérique du Sud.

Cette affaire met en lumière non seulement l’ampleur du phénomène mais aussi le caractère organisé et international des réseaux criminels en matière d’exploitation sexuelle.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.