Un championnat unique a rassemblé des passionnés d’imitation de cris de goélands ce dimanche à De Panne, en Belgique. Les concurrents de 13 pays ont rivalisé dans le cadre du cinquième championnat européen Gull Scream, pour produire les imitations les plus réalistes.
Une compétition festive et colorée
Dimanche dernier, la petite station balnéaire de De Panne, en Belgique, a été le théâtre d’un événement insolite : le cinquième championnat européen Gull Scream.

Près de 70 concurrents représentant 13 pays se sont rassemblés non seulement pour imiter les cris caractéristiques des goélands, mais aussi pour se déguiser dans des costumes inspirés de ces oiseaux marins. Les participants ont fait preuve d’ingéniosité avec des costumes ornés de fausses plumes, de becs et même de griffes. Parmi eux, Anna Brynald, originaire du Danemark, a remporté la catégorie adulte grâce à un costume élaboré comprenant un boa en plumes blanches et une cape imitant des ailes. Elle a partagé sa méthode d’entraînement : « J’ai pratiqué avec TikTok et je me suis pratiqué devant le miroir et devant les goélands ».
Un message positif sur les goélands
La compétition était organisée par Claude Willaert, éducateur côtière expérimenté qui aspire à changer l’image souvent négative associée aux goélands. Lors d’une interview, il a déclaré : « Il y a des « frictions » entre les goélands et les gens en Belgique… Les humains ont encouragé cela en nourrissant le vieil pain aux oiseaux ».
Selon lui, cet événement avait pour but d’apporter une perspective positive sur ces oiseaux mal compris. Le jury chargé d’évaluer les performances fut composé de scientifiques et décideurs politiques. Chaque membre pouvait attribuer jusqu’à 15 points pour l’imitation sonore ainsi que 5 points supplémentaires concernant l’expression corporelle.
Des récipiendaires remarquables
Un groupe italien nommé Gabbiani Partigiani (Seagulls partisans) est sorti vainqueur dans la catégorie colonie avec ses membres vêtus simplement mais créativement avec des foulards rouges attachés sur leurs têtes comme des masques improvisés. Ce championnat singulier souligne non seulement la créativité humaine mais également l’importance croissante accordée à une coexistence harmonieuse entre humains et animaux dans nos espaces communs.