Paul Biya, doyen des chefs d'État en fonction, a été réélu pour un huitième mandat

Réélection de Paul Biya au Cameroun : un nouveau mandat contesté

Paul Biya, 92 ans, a été reconduit à la présidence du Cameroun pour un huitième mandat avec 53,66% des voix, selon le Conseil constitutionnel. Son principal rival, Issa Tchiroma, qui obtient 35,19%, conteste les résultats et appelle à des manifestations pacifiques après des heurts meurtriers à Douala.

Paul Biya, doyen des chefs d’État en fonction, a été réélu pour un huitième mandat

Une réélection attendue

Le scrutin s’est déroulé le 12 octobre 2025 et a été marqué par une participation de 46,31%. Malgré l’ampleur prévisible de sa victoire dans un système qu’il dirige depuis 1982, la concurrence s’est avérée plus serrée que prévu. Les analystes avaient anticipé une réélection sans surprise pour Paul Biya, reconnu comme le chef d’État en exercice le plus âgé au monde.

Poursuivant sur cette lancée, Issa Tchiroma Bakary a revendiqué sa propre victoire avec un score qu’il estime être de 54,8% contre seulement 31,3% pour Biya. Ce dernier a annoncé ses intentions de défendre ce résultat lors de « marches pacifiques ».

Des manifestations meurtrières

Après l’annonce des résultats officiels le lundi 27 octobre, des violences ont éclaté notamment dans la capitale économique Douala où quatre personnes ont perdu la vie lors d’affrontements entre manifestants et forces de sécurité.

les policiers auraient utilisé des gaz lacrymogènes avant d’ouvrir le feu « à balle réelle ». La situation tendue engendre ainsi une atmosphère d’insécurité dans plusieurs grandes villes où les rassemblements sont interdits jusqu’à nouvel ordre.

Un environnement électoral difficile

Les autorités camerounaises expliquent avoir renforcé leur présence sécuritaire pour prévenir tout débordement pendant cette période délicate. Des patrouilles mixtes composées de policiers et gendarmes occupent les principaux carrefours à Yaoundé tandis que plusieurs entreprises choisissent de fermer boutique par crainte de troubles.

Bien que certains quartiers restent calmes grâce aux mesures restrictives prises par les forces publiques, il est notable que la mouvance politique sous Paul Biya demeure marquée par la répression systématique envers l’opposition depuis son accession au pouvoir alors que le pays a connu divers bouleversements économiques et sociaux dont un conflit séparatiste dans certaines régions anglophones depuis 2016.

Pour beaucoup d’observateurs internationaux et locaux, ces événements illustrent clairement les tensions persistantes au sein du paysage politique camerounais où l’avenir semble incertain face aux contestations croissantes suite à ces élections controversées.

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