Paul El Kharrat parle des impacts de l'autisme sur l'amour : "L'autre finit toujours par fuir"

Un parcours marqué par le syndrome d’Asperger

Depuis son élimination des « 12 Coups de midi » en 2019, Paul El Kharrat a su capitaliser sur sa notoriété. Avec 153 participations et plus de 690 000 euros de gains remportés, il s’est reconverti en chroniqueur au sein des « Grosses Têtes » sur RTL et est devenu auteur. Son dernier ouvrage, intitulé Atypiques !, est paru le 2 avril 2025 chez Harper Collins.

Des révélations sur la vie amoureuse

Dans ce livre, écrit en collaboration avec sa mère Sophie El Kharrat, ils offrent un témoignage touchant sur la singularité de Paul. Ensemble, ils explorent les défis liés au syndrome d’Asperger dans les relations humaines. Sur le plateau de BuzzTV, Sophie soulignait : « Le cœur du handicap de Paul, c’est la difficulté à décrypter les codes sociaux. Et quoi de plus codé que l’amour et les relations hommes-femmes ? »

Paul El Kharrat parle des impacts de l’autisme sur l’amour : « L’autre finit toujours par fuir »

Lors d’une interview publiée dans France Dimanche le 18 avril, Paul El Kharrat a abordé ses déboires amoureux avec une honnêteté déconcertante. Il a déclaré : « Oh là, vaste sujet ! J’ai tenté avec les deux – neurotypiques et atypiques – et ça n’a pas fonctionné. »

Il poursuit : « Mes tourments psychologiques ne laissent que très peu de place à autrui, quel qu’il soit. » Il évoque également un tumulte intérieur si puissant que cela empêche toute relation durable : « L’autre est complètement démuni et finit toujours par fuir. »

Malgré cette souffrance émotionnelle profonde, Paul reste attaché à son identité atypique. « Si j’étais neurotypique, je serais une autre personne », affirme-t-il. Pour lui : « Sans mon atypisme, je n’aurais pas connu tous ces accomplissements. » Toutefois, il exprime son désarroi face aux interactions humaines : « Il m’est impossible d’être heureux dans un monde comme celui-ci. »

La description faite par Paul El Kharrat sur sa vie sentimentale qu’il qualifie de solitude illustre clairement les conséquences parfois invisibles du neuro-atypisme.

À travers cet entretien poignant et révélateur, il fait entendre une voix unique qui appelle chacun à réfléchir davantage sur les réalités vécues par ceux touchés par les troubles du spectre de l’autisme, regardable avec empathie et compréhension.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.