Sal Khan, le fondateur et PDG de la Khan Academy, a exprimé sa vision d’un avenir éducatif où l’intelligence artificielle (IA) ne remplace pas les enseignants mais agit en tant qu’assistant pédagogique. Lors d’une interview accordée à la BBC, il a souligné l’importance des compétences sociales que l’enseignement traditionnel continuera de promouvoir.
L’avenir de l’IA en classe
Sal Khan a partagé ses perspectives sur le rôle futur de l’IA dans les établissements scolaires lors d’une interview avec la BBC. Selon lui, ces technologies fonctionneront comme des « étudiants diplômés de quatre ou cinq » qui viendront soutenir les enseignants au lieu de les remplacer. Cela pourrait offrir aux écoles une opportunité pour améliorer leurs services tout en répondant à un problème persistant : les États-Unis souffrent actuellement d’une pénurie d’enseignants, exacerbée par le départ massif des instructeurs face à des charges de travail élevées et des salaires peu attractifs.

Imaginez si le district scolaire de votre enfant vient juste de découvrir un milliard d’euros et qu’il a décidé d’embaucher des étudiants diplômés incroyables pour passer du temps en classe. Ainsi, chaque classe disposerait « ici quatre ou cinq étudiants diplômés sur appel ».
Les agents IA pourraient traverser divers aspects pédagogiques tels que classer les devoirs, suivre les performances étudiantes et adapter les leçons selon les intérêts personnels des élèves. Ces assistants seraient également capables d’engager les enfants qui montrent moins d’intérêt vis-à-vis du contenu enseigné.
Les débats autour du recours à l’IA
La question du recours à l’IA dans la salle de classe suscite néanmoins diverses opinions. Les partisans affirment que cette technologie pourrait alléger la charge pesant sur certains établissements sous-dotés tout en rehaussant leur efficacité éducative. Mais certains critiques pointent plusieurs risques éventuels liés à son utilisation : malhonnêteté académique, atrophie des compétences traditionnelles ainsi que menaces potentielles concernant la vie privée et la sécurité.
Khan reconnaît aussi que malgré son avancement rapide dans le milieu éducatif, l’IA ne pourra jamais remplacer entièrement le lien humain essentiel entre enseignants et élèves. Les interactions personnelles restent fondamentales pour développer chez ceux-ci des compétences telles que la gestion des conflits, responsabilisation ou encore communication efficace.
Conclusion
Il conclut : « C’est honnêtement la principale raison pour laquelle beaucoup de parents ressentent le besoin d’envoyer leurs enfants dans une école physique avec d’autres enfants ». Le défi sera donc pour le système éducatif non seulement à utiliser au mieux ces nouvelles technologies mais surtout à veiller sur ce lien humain irremplaçable afin de répondre aux besoins complets des élèves dans un monde qui change rapidement.