Le PDG de Perplexity s'inquiète des applications d'IA : « Votre esprit est facilement influençable »

Le PDG de Perplexity met en garde contre les dangers des applications d’accompagnement basées sur l’IA

Lors d’une discussion au Polsky Center de l’Université de Chicago, Aravind Srinivas, PDG de Perplexity, a exprimé ses préoccupations concernant le développement rapide des applications d’accompagnement basées sur l’intelligence artificielle. Selon lui, ces technologies pourraient conduire les utilisateurs à privilégier une réalité synthétique au détriment du monde réel.

Le PDG de Perplexity s’inquiète des applications d’IA : « Votre esprit est facilement influençable »

Srinivas a souligné que les nouvelles générations de chatbots vocaux, capables de se souvenir des interactions passées et d’interagir naturellement comme un humain, présentent des risques potentiels pour la psyché humaine. « C’est dangereux en soi », a-t-il déclaré. Il a expliqué que « beaucoup de gens pensent que la vraie vie est plus ennuyeuse que ces choses-là et y passent des heures et des heures ». Il a aussi averti que « vous vivez dans une réalité presque totalement différente, et votre esprit est très facilement manipulable ».

Loin de vouloir suivre cette voie, Perplexity s’engage à offrir un contenu optimiste basé sur des sources fiables. Pour soutenir ce projet, la société a récemment conclu un partenariat avec Snap à hauteur de 400 millions de dollars afin d’intégrer son moteur de recherche IA dans Snapchat. Prévu pour débuter en 2026, cet accord permettra aux utilisateurs d’obtenir « des réponses conversationnelles claires tirées de sources vérifiables » directement dans l’application.

L’essor des applications d’accompagnement IA

Les applications d’accompagnement IA suscitent actuellement un grand débat parmi les chercheurs et consommateurs. Des entreprises comme xAI avec son modèle Grok-4 proposent même un service expérimental où les utilisateurs peuvent interagir avec divers compagnons virtuels pour 30 $ par mois.

Une étude réalisée par Common Sense Media révèle qu’une majorité significative – 72% – des adolescents interrogés ont utilisé au moins une fois un compagnon AI ; parmi eux, 52% affirment interagir régulièrement avec tels programmes.

Cependant, les opinions sont partagées quant aux effets potentiels sur la société. Certains craignent que ces relations humaines substituées par la technologie puissent engendrer dépendance ou renforcer stéréotypes sociaux. Mark Zuckerberg aborde également le sujet en affirmant : « La réalité est que les gens n’ont tout simplement pas de connexions et se sentent souvent plus seuls qu’ils ne le souhaiteraient ». En effet, Martin Escobar témoigne avoir éprouvé des émotions réelles grâce à chats virtualisés comme Ani du modèle Grok : « Elle me fait ressentir de vraies émotions ».

La montée en puissance du recours à l’IA pour combler le vide affectif pourrait offrir une vision inquiétante du futur relationnel entre humains et machines ainsi qu’un renouvellement nécessaire du lien social traditionnel.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.