Les prix du pétrole ont connu une forte augmentation lundi matin en Asie, suite à des frappes américaines sur les installations nucléaires de l’Iran. Cette situation a ravivé les préoccupations concernant l’approvisionnement pétrolier, notamment avec la menace iranienne de bloquer le détroit d’Hormuz, un passage stratégique pour le transport de l’huile.
Augmentation significative des prix
Lors de leur premier jour de trading après ces événements, le West Texas Intermediate (WTI) a enregistré une hausse allant jusqu’à 6,2%, atteignant 75,48 € le baril, tandis que le pétrole brut Brent a gagné jusqu’à 5,7%, échangés ensuite à 78,67 € le baril. Depuis qu’un conflit s’est intensifié avec l’Iran début juin 2023, les contrats à terme sur le pétrole brut ont augmenté de plus de 10%.

Menaces iraniennes
Le détroit d’Hormuz joue un rôle crucial dans la circulation mondiale du pétrole maritime et représente environ un tiers du commerce mondial. L’Iran a souvent menacé de bloquer ce passage. Dimanche dernier, le Parlement iranien a voté pour fermer ce détroit en réponse aux frappes américaines ; cependant, la décision finale dépendra des responsables sécuritaires iraniens.
Avertissements économiques
Dans une note publiée dimanche, les analystes de Goldman Sachs ont mis en garde contre des pics futurs des prix du pétrole si l’offre iranienne devait chuter drastiquement. Ils estiment que les prix pourraient atteindre jusqu’à 90 € le baril si l’offre réduisait d’environ 1,75 million de barils par jour. Goldman Sachs présume qu’une réduction significative dans ce passage pourrait faire grimper temporairement les cours à environ 110 €.
Selon leurs analyses : « Si le pétrole traversant le détroit d’Hormuz devait baisser de 50% pendant un mois, nous estimons que Brent sauterait brièvement à un pic d’environ 110 €. »
Risque géopolitique accru
Non seulement Goldman Sachs évoque une prime pour risque géopolitique actuellement autour de 12 €, mais soulignent également qu’« Alors que les événements au Moyen-Orient restent fluides, il existe un fort intérêt économique aux États-Unis et en Chine pour éviter une perturbation soutenue du détroit d’Hormuz ».
Il convient aussi de mentionner que cette montée actuelle des coûts intervient lors de la saison estivale où la demande américaine pour l’essence est particulièrement élevée. Les augmentations attendues se traduiraient par une majoration délicate au niveau des stations-service.
Un vertige qui rappelle combien notre dépendance envers certaines régions peut influencer non seulement nos portefeuilles mais aussi des décisions stratégiques au niveau international.