Le NIH prévoit de supprimer les directives sur le VIH et le SIDA
Le National Institutes of Health (NIH) des États-Unis a annoncé son intention de supprimer, d’ici juin 2024, ses directives fédérales relatives au traitement du VIH et du SIDA. Cette décision survient dans un contexte de réductions budgétaires et de révisions des priorités.

Bureau du NIH informe ses employés
Le Bureau du NIH a informé ses employés par courriel que l’Office de recherche sur le VIH/SIDA « coordonne la recherche sur le VIH/SIDA dans les National Institutes of Health et fournit le plus grand investissement public dans la recherche sur le VIH/SIDA à l’échelle mondiale ». Dans cette lettre, il est précisé que face à un budget en diminution, OAR « commence à explorer les options pour transférer la gestion des directives à une autre agence au sein du NIH ».
Impact des directives
Ces directives contiennent des orientations essentielles concernant le diagnostic et les traitements relatifs au VIH/SIDA. Actuellement, plus d’un million de personnes vivent avec le VIH aux États-Unis.
Contexte politique
La communication sur cette suppression s’inscrit également dans un contexte politique plus large où l’administration Trump cherche à réduire ou fusionner des fonds alloués à USAID avec le Département d’État. Les responsables affirment qu’il s’agit d’une attente selon laquelle d’autres pays devraient accroître leur capacité à fournir une aide humanitaire.
Conséquences potentielles
Un rapport publié récemment dans The Lancet Medical Journal met en lumière une perspective alarmante : environ 500 000 enfants pourraient mourir du SIDA d’ici 2030 si les financements américains pour l’aide internationale sont réduits durablement.
Nouvelles avancées
Dans un autre registre, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a approuvé plus tôt cette semaine l’utilisation de Lenacapavir, un médicament contre le VIH développé par Gilead Sciences sous la marque Yeztugo. Daniel O’Day, président de Gilead Sciences, a déclaré : « Yeztugo est l’une des percées scientifiques les plus importantes de notre temps et offre une opportunité très réelle pour aider à mettre fin à l’épidémie de VIH ».
Cette situation soulève des inquiétudes quant aux conséquences potentielles sur la lutte contre le VIH/SIDA aux États-Unis et ailleurs. La réduction progressive du soutien financier pourrait compromettre d’importants progrès réalisés ces dernières années dans ce domaine crucial pour la santé publique mondiale.