Des dizaines de Palestiniens ont été tués et blessés lors de raids aériens israéliens sur le camp de réfugiés de Jabalia, dans la bande de Gaza assiégée, selon le ministère palestinien de la Santé et l’agence de presse officielle palestinienne WAFA.
Au moins 493 Palestiniens ont été tués dans les bombardements israéliens sur l’enclave sous blocus depuis samedi, selon un bilan des victimes publié par le ministère lundi.

Les raids aériens israéliens sur Gaza ont eu lieu après que les combattants du Hamas de la bande de Gaza ont lancé une attaque sur plusieurs fronts contre Israël, tuant au moins 800 personnes et en capturant des dizaines d’autres en otages.
Dans le camp de réfugiés de Jabalia, au nord de Gaza, des hommes ont grimpé sur un bâtiment rasé pour extraire le petit corps d’un bébé des décombres, le transportant à travers la foule en contrebas, au milieu des restes encore fumants des bâtiments bombardés. Le raid aérien a fait des dizaines de morts et de blessés, selon le ministère de la Santé du territoire et WAFA.
Alors que les ambulances arrivaient à l’hôpital, les travailleurs se sont précipités pour transporter les civières transportant les blessés. À l’intérieur, un homme gisait à côté du corps enveloppé de son neveu, hystérique de chagrin, frappant alternativement le sol et embrassant le cadavre tout en criant.
Les cortèges funéraires se sont déroulés dans les rues de Gaza. À Rafah, dans le sud, des hommes marchaient derrière un corps transporté sur une bière, derrière lequel étaient hissés des drapeaux palestiniens et du Hamas.
Au cimetière, une famille a enterré Saad Lubbad, un garçon tué lors de raids aériens. Son corps, enveloppé de blanc, a été transmis pour être déposé sur un tissu à motifs avant l’enterrement.
Nasser Abu Quta a déclaré que 19 membres de sa famille, dont sa femme, ont été tués lorsqu’un raid aérien a frappé leur maison, où ils se blottissaient au rez-de-chaussée à Rafah.
Une autre frappe dans la même ville lundi matin a fait 11 morts, dont des femmes et des enfants.
Les 2,3 millions d’habitants de cette enclave densément peuplée, dont beaucoup sont des réfugiés descendants de personnes qui ont fui ou ont été expulsées de leurs foyers lors des combats lors de la création d’Israël en 1948, ont enduré des épisodes de guerre répétés et des raids aériens israéliens dans le passé.