Station Jaurès dans le XIXe arrondissement de Paris, un cri résonne sur le quai tandis qu’une rame déverse des dizaines de voyageurs pressés. Cernées par trois fonctionnaires de la brigade des réseaux franciliens (BRF), plusieurs personnes sont interpellées sous suspicion liée au trafic de crack.
Les agents réalisent rapidement qu’un jeune homme tente désespérément d’échapper aux autorités en ingérant son stock. L’agent Kévin lance alors un « Crache ! », mais trop tard ; il vient déjà d’avaler ses doses. Guillaume, capitaine responsable sur place, commente fatalement que son équipe observait cette situation depuis près d’une demi-heure.

Dès qu’ils nous voient, ils avalent le crack en sachets pour éliminer les preuves, explique ce responsable aguerri qui dirige l’une des deux compagnies dépêchées dans le métro chaque jour.
La lutte contre le trafic de drogue au cœur du métro parisien
La brigade des réseaux franciliens (BRF) intervient régulièrement au métro Station Jaurès suite à des soupçons de trafic de crack. Deux jeunes hommes, d’origine gabonaise et âgés de 14 et 15 ans, sont arrêtés après avoir ingéré du crack pour éviter des poursuites. Ils portent une sacoche et des grigris.
Composée d’environ 150 policiers, la BRF assure la sécurité dans les 320 stations du métro parisien. Leur effectif a doublé en dix ans. En février dernier, le préfet annonce une baisse de 28% des vols avec violence et de 17% des vols à la tire dans les transports pour l’année 2024.
Une mission quotidienne
Les agents surveillent attentivement les comportements suspects pour prévenir ou intercepter diverses délits tels que vol à la tire et agressions sexuelles. Les contrôles réguliers visent à interrompre tout comportement suspect susceptible de menacer l’intégrité physique ou matérielle des usagers, y compris les ventes à la sauvette et l’electroménager volé.
Une réalité troublante
La misère humaine est mise en avant, notamment chez les jeunes pickpockets souvent victimes d’exploitation. Ces histoires tragiques rappellent combien certaines failles systémiques aboutissent directement sur ceux qui profitent surtout de leurs fragilités. La globalisation, la société moderne et les agencements socio-économiques excessifs sont regrettables.