Une étude prometteuse sur la guérison de la muqueuse buccale suscite des espoirs pour de nouvelles thérapies cutanées
Une recherche menée par le Cedars-Sinai Medical Center et l’Université de Californie à San Francisco révèle que la capacité unique de la muqueuse orale à guérir rapidement sans cicatrices pourrait être exploitée pour améliorer le traitement d’autres blessures cutanées. Cette étude préclinique, dirigée par le Dr Ophir Klein, a identifié une voie de signalisation moléculaire essentielle derrière ce phénomène.

Une guérison sans cicatrices
La muqueuse buccale se distingue par sa capacité à rétablir son intégrité même après des lésions profondes, sans laisser de traces durables. Selon les chercheurs, cette propriété est étroitement liée à une voie de signalisation impliquant les protéines Gas6 et AXL, responsable du processus cicatrisant efficace observé dans cette région.
Dans leur étude publiée dans la revue Science Translational Medicine, les scientifiques ont mené des expériences sur des souris pour comprendre comment cette voie agissait lors de blessures. Ils ont découvert qu’en manipulant les niveaux d’AXL, ils pouvaient influencer positivement ou négativement la guérison : « lorsqu’ils inhibaient AXL chez la souris, la guérison des blessures par la muqueuse orale s’est aggravée », un signe révélateur que ce mécanisme est crucial.
Vers une application thérapeutique
Les résultats pourraient ouvrir la porte à de nouvelles thérapies visant à minimiser les cicatrices lors de blessures cutanées. Le Dr Klein a déclaré : « Nous pensons activement à exploiter une réparation axée sur les AXL dans la bouche et la peau ». Il envisage notamment d’améliorer le processus thérapeutique pour « les victimes de brûlures ou ceux qui souffrent d’autres troubles cutanés ».
Par ailleurs, il évoque un besoin urgent d’approfondir ces recherches afin d’aborder également les maladies auto-immunes entraînant des ulcères oraux chroniques difficiles à traiter.
Perspectives futures
Des études complémentaires sont nécessaires pour valider ces découvertes chez l’homme mais elles suscitent déjà beaucoup d’intérêt dans le domaine médical. En parallèle, Kellen Chen, professeur adjoint au département de chirurgie à l’Université d’Arizona a indiqué que « FAK agit comme un médiateur central des cicatrices » et renforce ainsi l’importance du facteur AXL étudié.
Avec des projets en cours concernant un inhibiteur correspondant, Chen espère obtenir prochainement l’approbation nécessaire aux essais cliniques pour tester leur traitement innovant face aux complexités liées aux soins post-blessure.
Alors que peu ou pas d’options approuvées existent actuellement pour réduire efficacement les cicatrises lors du processus naturel de guérison humaine, cette recherche offre l’espoir désirable aux patients souffrant sérieusement où leurs vies sont affectées non seulement physiquement mais aussi psychologiquement par leurs blessures.