Une psychologue abusait sexuellement des adolescents qu'elle voyait en prison

Maya Hayes, psychologue accusée de viols sur des adolescents dans un centre de détention aux États-Unis, accepte un accord avec les procureurs. Elle risque seulement deux ans et demi de prison malgré la gravité des accusations qui portent sur plus de 65 faits dénoncés.

Une psychologue de 47 ans, Maya Hayes, fait face à des accusations d’agression sexuelle ayant touché plusieurs adolescents dans le cadre de son travail au Brookwood Youth Facility, situé dans le nord de l’État de New York. Reconnaissant partiellement les faits lors d’une audience du 25 juin, elle a négocié un accord avec les autorités judiciaires lui permettant de ne purger que deux ans et demi d’emprisonnement ainsi qu’un suivi pendant dix années de sursis. Son nom sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période pouvant aller jusqu’à vingt ans.

Une psychologue abusait sexuellement des adolescents qu’elle voyait en prison

Selon le Times Union, huit victimes, âgées entre 16 et 18 ans, auraient été ciblées par Maya Hayes entre 2020 et 2022. Un ancien détenu âgé aujourd’hui de 21 ans a rompu le silence en témoignant pour faire état d’actes répétitifs : « J’ai été violé des dizaines de fois », a-t-il déclaré aux enquêteurs. Il témoigne que la psychologue utilisait des moyens manipulatoires pour dissimuler ses agressions, comme placer des photos sur le carreau du bureau afin que personne ne puisse voir ce qui se passait à l’intérieur.

Le témoignage révèle également une culture du silence parmi les autres détenus : sa victime précise que « tout le monde savait » ce qu’il se passait mais que personne n’avait osé parler.

Manœuvres coercitives

affirmant que Maya Hayes intimidait ses victimes en leur offrant divers cadeaux – tels que l’accès au téléphone ou encore des produits capillaires – en échange d’abus sexuels. Elle aurait demandé à certains jeunes « de lui caresser les seins », allant jusqu’à exiger certaines pratiques sexuelles sous prétexte qu’elles faisaient partie d’un fantasme personnel.

Des passages choquants du dossier judiciaire révèlent : « Elle a un jour soulevé sa chemise pour montrer ses seins tout en demandant à un autre garçon, alors âgé de 16 ans : ‘Aimes-tu les gros seins ?' ». Dans une tentative dérangeante d’expliquer son comportement, elle prétendit être frustrée sexuellement chez elle et avoir vécu une rupture difficile avec un ancien détenu.

Ces événements soulèvent non seulement la question du comportement inacceptable d’une professionnelle censée prendre soin des jeunes mais également celle du climat toxique qui peut perdurer au sein des institutions pénitentiaires pour mineurs où règnent souvent intimidation et ingérence. Les conséquences psychologiques persistantes pour les victimes mettent aussi en lumière l’importance cruciale d’un environnement sécurisé dans ces établissements sensibles.

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