Michael Douglas évoque son cancer de la gorge et ses origines controversées
L’acteur Michael Douglas, âgé de 80 ans, a récemment dévoilé une explication pour le diagnostic de cancer de la gorge stade quatre qu’il a reçu en août 2010. Ce dernier relie ce cancer à des pratiques sexuelles spécifiques, déclarant que « cunnilingus » pourrait être à l’origine du virus responsable : le HPV (virus du papillome humain).

Dans un entretien accordé au média britannique The Guardian, Michael Douglas a partagé sa longue lutte contre les toxicomanies, notamment l’alcool et d’autres substances. Il avait déjà fait parler de lui en 1992 après avoir fait une cure de désintoxication pour traiter son abus d’alcool, tout en niant des allégations concernant une dépendance sexuelle.
Lorsqu’on lui a demandé s’il avait « surchargé » son système avec des drogues ou de l’alcool, il a affirmé : « Non… ce cancer particulier est causé par quelque chose appelé HPV qui vient en fait de cunnilingus. » Selon lui, bien que le stress lié à l’incarcération de son fils ait pu jouer un rôle dans sa maladie, il est clair que ce virus sexuellement transmissible est au cœur du problème.
La lente dénonciation des symptômes par Douglas était alarmante. Après plusieurs mois d’inconfort oral, un médecin ami basé à Montréal a finalement détecté une tumeur importante à la base de sa langue,« Nous avons besoin d’une biopsie », se rappelle Michael Douglas en citant la réaction du médecin.
Son traitement intensif comprenant chimiothérapie et radiothérapie pendant huit semaines fut éprouvant. Malgré cela, il choisit fermement de ne pas recourir à un tube d’alimentation malgré une perte substantielle de poids – environ 20 kg (45 livres) – durant cette période difficile. L’acteur décrivit cette expérience comme « une course difficile ».
Heureusement pour lui, deux ans plus tard, il se retrouve en rémission. Cependant, les commentaires récents autour du lien entre cunnilingus et HPV ont suscité des réactions mitigées dans le milieu médical. Le Dr Mahesh Kumar à Londres précise que si le type HPV-16 peut effectivement être lié au cancer oropharyngien chez certains patients, penser qu’un contact accru avec le virus pourrait améliorer le système immunitaire semble dénué de fondement médical.
Enfin, ces révélations surveillent aussi un certain nombre d’autres patients ayant reçu des diagnostics similaires ; comme Frank Lane au Royaume-Uni qui rapporte avoir été informé que son propre cancer résultait également d’une pratique sexuelle liée au HPV.
Michael Douglas continue ainsi non seulement à partager ses expériences personnelles mais soulève également des questions importantes sur la santé publique et les croyances entourant les maladies liées aux infections virales transmises sexuellement.