Disparition d’Agathe Hilairet : recherches suspendues, enquête continue
Une semaine après la disparition inquiétante d’Agathe Hilairet, 28 ans, partie faire son jogging à Vivonne (Vienne), les recherches sur le terrain ont pris fin. La gendarmerie a annoncé le 17 avril, mais l’enquête se poursuit à un niveau supérieur avec une cellule nationale spécialisée.

Le jeudi 10 avril
Agathe Hilairet s’est élancée pour une course matinale. Partie du domicile de ses parents, elle n’a plus donné signe de vie depuis. Son téléphone a émis sa dernière trace vers 9 heures entre Les Grands Ormeaux et Le Champ Salaud, dans la commune voisine de Voulon. À partir de ce moment-là, le silence est total : aucun appel ni message.
Opérations de recherche
Dès que l’alerte a été donnée concernant cette disparition jugée inquiétante, les autorités ont mobilisé d’importants moyens de recherche. Ainsi, environ 100 gendarmes, des drones ainsi que des maîtres-chiens ont ratissé une vaste zone incluant un hélicoptère équipé de caméras thermiques. Initialement, une fouille couvrant 100 km² avait été réalisée avant que les efforts ne soient concentrés sur un périmètre restreint de 3 km² autour de Vivonne. Malgré ces opérations intensives, aucune trace d’Agathe n’a été trouvée et la piste du suicide a rapidement été abandonnée par les enquêteurs.
Description physique d’Agathe Hilairet
Elle mesure 1,65 mètre pour 35 kilos. Passionnée par la course à pied et familière avec le circuit qu’elle empruntait régulièrement à Vivonne, rien ne semblait indiquer qu’il s’agissait d’une disparition volontaire ce jour-là. Sa famille reste profondément bouleversée mais espère toujours un dénouement positif.
Fin des recherches physiques
La gendarmerie a mis fin aux recherches physiques en après-midi du 17 avril, marquant ainsi la fin des ratissages effectués dans la matinée. Si le dispositif est « levé », l’enquête elle-même se poursuit sous l’égide d’une cellule nationale composée d’une vingtaine d’enquêteurs déterminés à examiner toutes les pistes possibles.
Enquête judiciaire
Suite à l’ouverture d’une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration » lundi 14 avril par le parquet de Poitiers, les investigations prennent désormais un tournant technique indispensable dans ce dossier complexe. L’appel à témoins lancé précédemment a généré pas moins de 178 signalements, tous actuellement analysés scrupuleusement par les enquêteurs sur place.
Dans ce petit village de la Vienne assombri par cette affaire tragique et mystérieuse, l’inquiétude demeure vive entre espoir et attente que la vérité éclate au grand jour.