Après mon mariage, j'ai ajouté mon nom de famille pour affirmer mon identité, mais cela a causé des problèmes

Melissa Guida-Richards, adoptée en Colombie, raconte son expérience complexe autour de l’identité et du changement de nom. À 19 ans, elle découvre qu’elle portait un nom différent à sa naissance et qu’elle avait été adoptée. Son récit souligne les enjeux d’intégration culturelle et personnelle lorsqu’on grandit entre deux identités.

Après mon mariage, j’ai ajouté mon nom de famille pour affirmer mon identité, mais cela a causé des problèmes

  • Melissa Guida-Richards a adopté un double nom pour conserver une partie de son identité.
  • Ce choix a entraîné des complications pratiques et administratives.
  • Elle a rencontré des problèmes avec les systèmes informatiques en raison du trait d'union dans son nom.
  • Melissa accepte aujourd'hui que les noms peuvent changer au fil du temps.

Découverte d’une adoption

À la naissance, Melissa s’appelait Elisa Contreras Nieves, un nom donné par une organisation à Bogotá qui s’occupait des enfants abandonnés. Bien que ce prénom lui soit cher comme l’un des rares liens avec sa mère biologique, ses parents ont choisi de changer son nom lors de l’adoption. Ainsi, elle a perdu son patronyme latino pour celui de Guida, du côté italien de son père. Ce changement a provoqué chez elle une ambiguïté sur ses origines ethniques.

Choix du double nom

Lorsqu’elle s’est mariée, Melissa a décidé d’adopter un double nom : Guida-Richards. « Je savais que chaque changement dans les documents pouvait engendrer des complications », confie-t-elle. Elle espérait ainsi conserver une partie de son identité tout en intégrant celle de son mari.

Les complications du trait d’union

Cependant, le choix d’ajouter un trait d’union à son nom a entraîné une série de problèmes pratiques au quotidien. Lorsqu’elle tentait d’accéder à des services médicaux ou administratifs, il devenait difficile pour les systèmes informatiques de la retrouver à cause des incohérences dans les formulaires où le trait d’union n’était pas pris en compte. Elle explique que cette situation a fréquemment compliqué sa vie professionnelle et personnelle.

« Cela ne signifie pas qu’il s’agit d’un choix disponible sauf dans certains cas », précise-t-elle sur l’utilisation du trait d’union sur divers documents officiels.

Vers une acceptation identitaire

Avec le temps et grâce à une thérapie introspective approfondie sur sa propre identité, Melissa réalise qu’il est acceptable de changer ou même ne plus aimer son propre nom au fil des années : « Les gens changent, nous nous adaptons. Parfois, nos noms doivent changer ».

Aujourd’hui auteure et avocate engagée dans la défense des droits liés aux adoptions transraciales, Melissa Guida-Richards continue à partager sa voix unique en proposant aux parents blancs réfléchissant sur ce sujet crucial via son livre intitulé « Ce que les parents blancs devraient savoir sur l’adoption transraciale ».

Son témoignage éclaire non seulement les défis auxquels font face ceux qui ont vécu des expériences similaires mais ouvre également un dialogue essentiel autour du sujet délicat de l’identité culturelle et familiale après une adoption.

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