Déménagement vers l’Australie : un parcours semé d’embûches
Gabriel Filer, 34 ans, a réalisé son rêve en déménageant à Sydney en avril 2024.

Après avoir remboursé plus de 90 000 $ de dettes étudiantes et épargné agressivement, il est maintenant installé dans une ville qui lui offre une meilleure qualité de vie que celle qu’il connaissait aux États-Unis.
Un projet mûrement réfléchi
Filer a grandi à Middletown, Connecticut. En 2019, lors d’un voyage en Australie, il est tombé amoureux du pays.
La pandémie et les troubles civils aux États-Unis l’ont poussé à envisager sérieusement un déménagement. Pour réaliser ce projet, Gabriel a pris plusieurs mesures financières importantes. Il a vécu avec ses parents pendant 7,5 ans, économisant méthodiquement pour rembourser sa dette étudiante qui atteignait plus de 90 000 $.
Ses efforts ont porté leurs fruits : en août 2023, il a effacé son solde bancaire avant la reprise des paiements prévue pour septembre. « C’était comme un sacrifice », explique-t-il. « Mais vivre avec mes parents m’a permis d’économiser suffisamment ».
Gestion financière rigoureuse
Après avoir obtenu un diplôme en communauté, environnement et planification ainsi qu’un Master en urbanisme et aménagement du territoire entre 2013 et 2016, Gabriel a commencé à travailler comme urbaniste aux États-Unis en 2017 avec un salaire initial d’environ 40 000 $ par an. De janvier à mai 2020, il a commencé à consacrer entre 1 000 $ et 2 000 $ par mois au remboursement de son prêt étudiant. Pendant la pause des paiements liés à la pandémie qui s’est prolongée jusqu’en septembre exceptionnellement sans intérêts, il a profité pour réduire significativement sa dette.
Il précise : « La pause dans le paiement du prêt étudiant m’a semblé comme une fenêtre en or ». Gabriel utilisait une application pour suivre toutes ses dépenses afin de maintenir son budget sous contrôle tout au long du processus.
S’épanouir après la dette
Une fois sa dette réglée, Filer se concentre sur l’épargne nécessaire pour son déménagement et ses urgences financières.
En avril 2024, il avait réunis plus de 38 000 $, comprenant les frais liés au visa nécessaire pour immigrer. Pour l’assistance migratoire complexe, Gabriel a engagé un avocat spécialisé en droit de l’immigration. De plus, participant activement dans des groupes Facebook dédiés au soutien des immigrants australiens lui permettait d’obtenir conseils et contacts utiles avant même d’arriver sur place.
Bénévolat stratégique avant le départ
Envoyant déjà des signaux positifs quant à sa future carrière professionnelle australienne depuis les États-Unis grâce au bénévolat dans une ONG locale via Internet , Filer s’est constitué un réseau qui allait faciliter son intégration dès son arrivée. À peine deux mois après son installation définitive dans le pays , Gabriel obtient un poste de responsable des subventions dans le secteur éducatif avec un salaire annuel impressionnant de *113 575 AUD* (environ *73 700 $*), supérieur à celui qu’il percevait auparavant aux États-Unis, « Au départ je louais mon appartement ici … Cela semblait bien mieux que n’importe quel logement américain » souligne-t-il encore satisfait par ces nouveaux choix professionnels. En juin 2025 , Filer prend possession définitive d’un appartement où il peut vivre seul après tant d’années passées avec ses parents.
Selon lui , « Les gens sont très gentils ici … L’équilibre travail-vie personnelle est sans précédent ». Au final , installer dans cette nouvelle contrée correspond véritablement àun rêve devenu réalité : « J’avais juste besoindu ”.