J'ai l'impression d'avoir été enterré vivant

L’animateur Stéphane Plaza a tenu une conférence de presse ce jeudi matin à Paris pour exposer sa version des faits concernant les accusations de violences conjugales et parler du cyberharcèlement dont il serait victime. Accompagné de ses avocats, il a dénoncé ce qu’il considère comme une manipulation judiciaire orchestrée par le parquet de Paris.

Des accusations de cyberharcèlement révélées

Me Antonin Gravelin-Rodriguez, l’un des avocats, a souligné l’ampleur et la violence du cyberharcèlement dirigé contre l’animateur. Selon lui, ce phénomène ne touche pas uniquement Stéphane Plaza mais aussi son entourage proche. Au centre des attaques se trouve Jade, une jeune femme en couple avec lui à cette époque, qui aurait reçu des messages insultants axés sur son apparence physique.

J’ai l’impression d’avoir été enterré vivant

Il est intéressant de noter que dans les révélations faites par Mediapart concernant les plaintes pour violences portées contre lui, une des plaignantes utilise également le nom « Jade », un choix que les avocats qualifient de provocation.

Un procès entaché d’accusations

Me Gravelin-Rodriguez a également accusé le parquet d’avoir classé sans suite une enquête ouverte pour cyberharcèlement, juste avant le procès sur les violences qui s’est ouvert le 7 janvier 2025. Il a expliqué que certains messages malveillants envoyés à Plaza visaient sa vie privée sans jamais mentionner aucune violence physique ou psychologique.

Les défenseurs affirment avoir identifié l’une des personnes derrière ces messages comme étant impliquée dans la plainte pour violences. Pourtant, selon eux, les dossiers présentés au tribunal contenaient des informations trompeuses puisque les auteurs n’étaient pas identifiables.

La réaction directe de Stéphane Plaza

« C’est un scandale judiciaire », s’est exclamé Stéphane Plaza lors de cette séance d’information. Il ajoute : « Il est temps d’affirmer mon innocence… J’ai l’impression d’avoir été enterré vivant ». Il décrit ses conditions actuelles comme extrêmement difficiles et appelle à rétablir la justice.

Son autre avocat, Me Julien Roelens, va plus loin en accusant directement le parquet : « Le parquet a produit un faux en écriture publique », déclarant qu’une assignation contre l’État vient d’être délivrée pour ces agissements présumés.

Accusations persistantes et contexte juridique

Rappelons qu’il fait face à deux plaignantes, Amandine et Paola, qui ont affirmé être victimes de violences physiques et psychologiques entre 2018 et 2022. Suite au jugement rendu précédemment par la cour correctionnelle où il était reconnu coupable seulement d’un chef légèrement moins grave (12 mois avec sursis), il avait été relaxé sur charge supplémentaire considérée infondée.

Dans un message partagé sur Instagram à travers ses réseaux sociaux en janvier 2024, Stéphane Plaza avait déclaré ne pas supporter cette image négative projetée sur lui : « Je ne suis pas violent… je ne le serai jamais ». Cependant sa défense n’a pas réussi à convaincre entièrement le tribunal durant ses audiences initiales.

Ce cas soulève ainsi plusieurs interrogations quant aux pratiques judiciaires engendrant des conséquences tant personnelles que professionnelles chez ceux visés par telles condamnations publiques avant tout jugement définitif.

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